Un Noël sans cadeaux

Imaginez la scène.

Le 24 décembre, tout le monde est réuni autour d’une belle tablée composée de mets savoureux que chacun aime à déguster. La famille entière a passé la journée à concocter ce repas de fêtes dont il ne restera plus rien d’ici demain. Tout le monde a mis la main à la pâte : les enfants ont décoré le sapin avec les grands-parents, ont touillé tout ce qui pouvait être touillé, ont tartiné tout ce qui pouvait être tartiné, se sont émerveillés devant les mets qui rôtissaient et les parfums qui se dégageaient de la cuisine. Les oncles et tantes sont arrivés dans l’après-midi, ont joué avec leurs neveux et nièces et les cousin.e.s ont été heureux.ses de se retrouver.

Le soir, alors que les derniers plats finissaient de mijoter, tout le monde s’est retrouvé dans un joyeux bazar entre les chambre et la salle de bain pour s’apprêter. Se parer de sa plus belle toilette, choisir les bijoux les plus chers à son coeur, s’endimancher un peu pour célébrer Noël avec les gens qu’on aime et qu’on trouve sublime ce soir là (autant qu’on les trouvera sublime demain matin en pyjama attablés autour du petit déjeuner).

Le repas commence. On savoure enfin les mets qui cuisent depuis le matin-même! C’est l’occasion d’échanger des histoires, de prendre des nouvelles, de partager notre vision du monde. C’est aussi l’occasion de s’enquérir des projets, des envies, des rêves… bref, de la vie de ceux qui sont là et pour lesquels nous ne pouvons habituellement pas prendre autant de temps que nous aimerions. Les enfants jouent ensemble autour du sapin, cousins et cousines rattrapant ainsi le temps passé loin les un.e.s des autres.

Comme toujours, le repas s’éternise. Parce que l’éternité avec les gens qu’on aime n’y suffirait pas. Les enfants commencent à se frotter les yeux, à retrouver les bras de leurs parents. Le repas se termine dans l’allégresse malgré l’heure tardive car le dessert est arrivé, ravivant brièvement l’énergie des enfants, forçant les adultes à trouver une dernière petit place dans leurs panses déjà trop remplies.

Le repas se termine. On allume des bougies aux fenêtres. Le temps est au recueillement en ce jour magique entre tous où nous avons la chance incommensurable d’être entouré.e.s des gens que nous aimons. Même si certain.e.s ne sont pas là ce Noël, et ne seront plus jamais là, nous les portons dans nos coeurs. Et ce moment, cette bougie, est pour elleux.

La nuit est déjà bien avancée. Tout le monde part se coucher dans cette atmosphère si particulière qu’est le réveillon de Noël.

Le lendemain, la maisonnée se réveille au son des pas précipités des enfants qui courent rejoindre leurs parents dans leur lit. Petit à petit on entend des rires, des éclats de joies, des rayons de bonheur dans l’ambiance feutrée. Tout le monde finit par montrer le bout de son nez dans la cuisine. On commence à sentir l’odeur du café, du pain qui grille, de la brioche qu’on réchauffe, du chocolat qui vient d’être versé dans la lait chaud, de l’orange qu’on est en train de presser, des épices du thé qui infuse… On a laissé les beaux apparats à hier soir, ce matin tout la famille est à la même enseigne : pyjama et robes de chambre. Aujourd’hui pas besoin de s’afférer aux fourneaux : les restes d’hier feront bien l’affaire pour le déjeuner et le dîner. On prend donc son temps pour profiter du petit déjeuner.

Alors on débarrasse la table, et on va chercher les jeux. On s’installe par terre, sur le tapis duveteux, calés dans des coussins pour commencer la partie. On joue, on discute, on rit, on fait semblant de râler, on perd, on gagne, on profite … Bref, on partage un moment unique. En famille. Dans la chaleur d’un foyer qui oublie le temps. Car le temps s’éternise. Car l’éternité avec les gens qu’on aime n’y suffirait pas.

Voilà, vous pouvez vous moquer 😀

C’est très candide, mais je n’aspire à rien d’autre pour Noël que du temps avec ma famille et ma belle-famille. Du temps à échanger et profiter d’être ensemble. Sans achats, sans cadeaux, sans d’autres impératifs que celui de profiter.

Je n’aime pas les cadeaux je crois… Et encore moins la pression sociale qui nous pousse à en acheter. Crapouillou n’a pas besoin de jouets, il a déjà tout ce qu’il lui faut. Son âge et son développement ne requièrent pas de « made in China ». Nous non plus d’ailleurs.

J’ai essayé de dire à JeunePapaEpanoui que je ne voulais pas de cadeau mais nos familles continuent de lui demander ce que je veux. Donc j’ai fait une liste très simple, contenant seulement trois choses :

1 – Faire des activités en famille
2 – Se référer au premier point
3 – Voir ci-dessus

J’espère que mes petits pères noëls qui tiennent tant à me faire un cadeau sauront entendre ma simple requête 🙂

3 réflexions sur “Un Noël sans cadeaux

    • epanouieoupresque dit :

      Merci Nad! Malheureusement, nos familles insistent pour savoir ce que je veux, du coup je crois que je ne couperai pas aux cadeaux ^^’ JeunePapaEpanoui a déjà contourné ma consigne : « Tiens, le courrier de réabonnement à Causette est arrivé. J’te l’offre pour Noël! » ❤

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