Un défi ou un écrit #02 – Cette année je le fais

Défi lancé par Agoyae

Cette semaine, j’ai donc choisi d’écrire plutôt que de relever le défi, car « retrouver son enfant intérieur » est un de mes accomplissements 2015. Oui, l’an dernier, j’ai renoué avec mon enfant intérieur. J’ai même fait une séance de régression pour débloquer certains traumatismes. C’était très constructif bien qu’extrêmement bouleversant. Du coup pour cette semaine, j’écris 🙂

CETTE ANNEE JE LE FAIS !

Cette année, je mets mes talents photographiques au service d’une bonne cause. C’est un projet que j’avais en tête depuis des années. Depuis toute petite en fait. Aider les gens. C’est bien entendu un vaste sujet, un vaste projet, et il y a tellement de choses à faire, tellement de causes à défendre, tellement de personnes à aider…

L’an dernier, j’ai douté. Qu’est-ce que la photographie peut bien apporter à une cause ? En quoi de belles photos ça aide les gens ? J’aurais vraiment pu faire la différence et aider concrètement les gens si j’étais médecin, si j’étais infirmière, si j’étais avocate, si j’étais juriste, si j’étais retraitée, si j’étais politicienne, si j’étais une figure publique, si ….

Et puis 2016 a changé tout ça. J’ai rejoins un réseau d’entrepreneurs qui m’a boosté. J’ai rencontré d’autres chef.fe.s d’entreprise avec lesquel.le.s je m’entends très bien. Et lorsque j’ai confier mon envie, mon besoin, de mettre mon art au service d’une cause, j’ai reçu en retour un déluge de propositions et de sollicitations! Je ne savais pas que la demande était telle et j’ai des projets jusqu’en 2020 !

En fait, la photographie est une clé de voûte indispensable. Voilà ce qu’on m’a expliqué très récemment. En effet, à l’aire de la sur-communication, le visuel est non seulement nécessaire mais surtout indispensable. D’où les sollicitations qui ont plu et continue de pleuvoir.

J’ai donc lancé (ou plutôt se sont lancés en m’incluant) 3 projets caritatifs pour 2016 qui, je l’espère, aideront vraiment les personnes concernées.

Un défi ou un écrit #01 – Écrire pour renouer

Je l’avais annoncé sur ma page Facebook : cette année je continue d’inscrire le blogspot dans une perspective d’apprentissage de la bienveillance en suivant le défi d’Agoyae.

Voici celui de la première semaine :

S01

Cette semaine j’ai relevé le défi!

1/ Malheureusement je n’ai encore aucune photos à  montrer car j’attends de recevoir les tirages commandés pour les cartes de voeux. Effectivement, chaque année nous faisons nous mêmes notre visuel de carte de voeux : des photos qui nous résument, résument l’année écoulée et nos projets pour l’année à  venir. C’est un exercice auquel je me plie avec plaisir chaque année.  Et chaque année nous avons des retours positifs d’avoir pris soin de créer notre carte familiale. C’est une tradition qui est née avec le save the date de notre mariage il y a de ça quelques années et à laquelle je ne derogerai pour rien au monde

2/ J’ai écrit une lettre à mon père, mon bourreau. Cette lettre, je ne la posterai jamais. Je l’ai même brûlée. Mais c’est un exutoire qui m’à fait du bien. Je pensais également la publier mais elle est au finale bien trop personnelle. Pour vous en faire le résumé pudique j’énumère tout les traumatismes vécus enfant, la libération vécue depuis qu’il ne fait plus partie de ma vie et je lui souhaite de trouver la force d’être heureux et de chasser ses demons, dans cette vie ou dans l’autre, car moi je suis en paix avec mon passé et je lui ai pardonné.

3/ Puisque ce point marche aussi pour l’administratif, je me suis mise à jour dans mes mails, mes devis et mes contrats pour la saison 2016 qui débute.

Voilà, cette année de défi débute sur les chapeaux de roues! Hâte de connaître la suite 😊

Ce que je ne ferai pas en 2016

A l’heure où tout le monde décline les résolutions et autres projets car, ça y est, 2016 est arrivé, je vous propose une liste à contrepied : ce que je ne ferai pas en 2016.

Je ne m’innonderai pas de lectures sur le développement personnel

C’est SO 20I5. En effet, l’an dernier j’ai beaucoup (trop) lu de livres sur le développement personnel et la parentalité. J’ai appris beaucoup de choses, je me suis très souvent remise en question et je me suis lancée une pléthore de défis. Et j’en ai relevé beaucoup plus que je ne m’en croyais capable :

  • mon couple est au top,
  • j’ai fait la paix avec certains points noirs de mon passé,
  • j’ai décroché une embauche définitive,
  • j’ai lancé mon entreprise,
  • la bienveillance a trouvé sa place dans mon coeur et mon esprit apaisés,
  • j’ai démarré un bullet journal

Tout ça, grâce à des lectures qui m’ont beaucoup apporté, même si elles ont parfois opéré de grands chamboulements à l’intérieur de moi. Et vu qu’il me reste encore deux défis de 20I5 à relever, je vais m’y consacrer en 20I6 et stabiliser tous les acquis de 20I5.

Je ne me mettrai pas la pression pour le blog

20I5 a été l’année où j’ai failli lâcher le blog et tout arrêter. J’ai longtemps hésité car je ne voyais plus la pertinence de continuer JMEOP. Je ne suis pas une blogueuse « pro » qui plannifie ses publications, qui cherchent à faire des partenariats ou encore qui fait de son blog sa vitrine professionnelle. Non, je ne suis qu’une jeune maman qui souhaite rester anonyme et continuer de partager un peu ses péripéties de jeune maman qui lutte à contre-courant de notre société pour son allaitement, son maternage, sa manière d’envisager l’éducation, bienveillante et autonome.

Je vous résume ça simplement, mais ça m’a pris du temps de bien définir tout ça. Du temps et de jolies rencontres virtuelles 🙂

Je ne sacrifierai pas ma vie de famille pour le travail

20I6 sera peut être l’année d’un virage à 360°. Après 5 ans d’études, deux concours et 3 ans d’activité j’envisage de lâcher mon emploi à durée indéterminée pour me consacrer à 100% à la photographie. Quelque soit l’issue de mes réflexions sur le sujet une chose est certaine : je ne remettrai pas ma famille dans la balance. Crapouillou et JeunePapaEpanoui passent en premier!

Je ne ferai pas d’autre enfant

Car je veux profiter de Crapouillou au maximum et qu’avoir un second enfant serait totalement incompatible pour moi avec ce voeux. Si j’avais un autre enfant maintenant, ça serait juste pour faire comme tout le monde avec des arguments alakon comme « Au moins on ne sort pas le nez des couches » ou encore « Mes enfants auront une super relation parce que peu d’écart d’âge ». Non, non, non. Ca ne nous  correspond pas. Ce n’est donc pas cette année que Crapouillou deviendra grand frère.

Je ne me comparerai pas

Aux autres blogueuses/mamans/femmes/chef d’entreprise. Je me suis enfin définie sans les autres et je n’ai pas l’intention de replonger.

Je vous souhaite le meilleur pour 20I6, l’essentiel, mais surtout le superflu ❤

Liebster Award

Mieux vaut tard que jamais … ^^’

En juillet donc (oui, j’ai un peu honte là!) j’ai été taguée par Deux Amours pour les Liebster Awards qui est en fait un jeu pour faire connaissance avec les petit.e.s blogueu.r.se.s. Il faut dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions de la personne qui vous a tagué et nominer à son tour 11 blogueu.r.se.s

J’ai beaucoup aimé l‘article de Deux Amours, taguée par MamanSolo, donc je me prête au jeu à mon tour (et pardon pour le retard!)

11 CHOSES SUR MOI

  1. Je suis toulousaine (chocolatine for ever!)
  2. Je suis geek
  3. J’adore les séries britanniques (Coupling, Dead Set, Sherlock, Doctor Who, The IT crowd, being human, Merlin …)
  4. J’ai déjà voyagé à l’autre bout du monde
  5. J’ai une obsession pour la nourriture (hobbit inside)
  6. Je ne m’épile plus depuis 2 ans (Libéréééeee)
  7. Je ne porte plus de soutien-gorge depuis 2 ans (Délivréééeeee)
  8. Je regarde tout en vo, même quand je ne parle pas la langue! Je ne supporte pas les doublages
  9. Je suis une bordélique qui se soigne
  10. Je suis une féministe par encore totalement déconstruite, mais qui y travaille
  11. J’aimerais être mère porteuse pour aider tous ces couples en difficulté à fonder leur famille

MES REPONSES AUX QUESTIONS POSEES PAR DEUX AMOURS

  1. Pourquoi as-tu lancé ce blog ?

J’avais besoin d’un espace anonyme où je puisse partager mes réflexions, mon quotidien de jeune maman, mes histoire de couple… Je voulais avoir un regard neuf, neutre, extérieur sur ma vie et partager mon expérience avec d’autres mamans sans les connaitre car j’ai cette sensation étrange qu’on s’encroute parfois dans la vision qu’on a de nous et de nos proches. J’avais besoin de renouveau et d’extérioriser un peu.

2. Quelle est la meilleure anecdote de ton expérience de blogueu.r.se ?

Les messages de soutien quand je partage quelque chose de difficile ❤

3. Quelle chanson ou poème ou expression décris le mieux le lieu où tu habites ?

Ce à quoi tout le monde pense quand je dis que je viens de Toulouse :

Ce à quoi je pense vraiment :

(j’vous ai même dégoté une vidéo avec la place du Capitole et le soleil! <3)

4. Quelle est ta plus grande passion ?

La vie! Manger, aimer, se souvenir, materner, s’épanouir, traverser les épreuves, grandir… Je suis fascinée par la vie. Je crois que c’est pour ça que je suis devenue photographe d’ailleurs.

5. Au boulot quel est ton mantra ou ta citation préféré ?

Dur dur parce que j’ai deux métiers, en ce moment j’envisage de lâche le « stable » pour me consacrer à la photo exclusivement donc je dirai : « Si tu ne poursuis pas tes rêves, ils n’ont aucnue chance de se réaliser un jour »

6. Quelle chansons préfères tu écouter sous la douche ?

Je ne l’écoute pas mais je la chante, same difference ^^’

7. Quelle est la chanson que tu détestes le plus et que tu n’arrives jamais à t’ôter de la tête quand elle y rentre ?

Blurred lines. Je HAIS cette chanson, mais elle est tellement catchy que dés que je l’entends je l’ai en tête pour trois jours!

8. Vite, penses à une autre chanson qui te fera oublier la précédente!

Voir question 6 🙂

9. A quelle série ressemble ta famille ?

Doctor Who, le Tardis et le second coeur en moins. Mais définitivement Doctor Who. Je préciserai même Doctor Who du temps du Onzième Docteur : la famille avant tout, la légèreté dont seuls ceux qui ont traversé des tragédies sont capable, l’éternel optimisme, l’émerveillement face à la beauté de l’Humanité, les noeuds pap’… 🙂

11. Et enfin, en bref, quel mot te résume le mieux ?

Humaine.

Mes questions aux nominées

  1. Ta vidéo YouTube préférée ?
  2. Ton film préféré ?
  3. Ton livre préféré ?
  4. Ta série préférée ?
  5. Si l’argent ne faisait pas tourner le monde, que ferais-tu de ta vie ?
  6. La chose que tu aimes le plus chez toi.
  7. Le compliment que tu entends le plus souvent.
  8. La chose dont tu ne pourrais jamais te passer.
  9. Quels sont tes petits bonheurs du jour ?
  10. La croyance enfantine qui persiste à l’âge adulte ?
  11. Tu veux qu’on devienne copin.e de bog ? 🙂

Mes nominmé.e.s

Je m’excuse par avance, je n’ai pas en tête 11 blogs. Du coup, je laisse la place à celleux qui veulent se taguer en commentaires 😉

Calouve

LaetitiaMUM

Un et un font six

CompletementNad

Marionle6tron

Cendra

Cool Parents Make Happy Kids

STOP VEO – La campagne

Comme je l’ai exposé ici à de plusieurs reprises, j’ai découvert en devenant maman ce qu’était la Violence Educative Ordinaire. Et par la même occasion, j’ai découvert ce qu’était l’éducation non violente et bienveillante.
Venant moi-même d’une famille maltraitante, j’ai eu envie de m’engager un peu plus dans la lutte contre ces violences ordinaires, au delà de ma famille nucléaire.

Rien que la dénomination devrait donner envie de s’engager : violences éducatives ordinaires.
ORDINAIRES !

A chaque fois que j’emploie le terme de VEO, ça blesse l’enfant en moi qui a souffert de maltraitances que personne n’a jamais vues, parce que le comportement parental maltraitant était accepté, intériorisé comme une certaine normalité. Si ce n’était la norme sociétale, c’était la norme du cercle social.

« C’est la famille Machin, c’est normal »

STOP VEO

Une raison supplémentaire qui m’a poussé à m’engager : les violences ordinaires cachent parfois plus. Et si elles n’étaient plus tolérées, peut être serait-il plus facile de repérer les véritables maltraitances. Peut être. En attendant, j’ai rejoint un groupe militant pour abolir les violences encore tolérées de nos jours.
Moi qui étais habituée aux groupes et forums d’échanges sur la parentalité bienveillante, sur l’entraide pour se sortir des VEO qui sont, bien trop souvent, le seul modèle éducatif qu’on connait, j’ai été relativement choquée par l’intransigeance des militant.e.s de STOP VEO. Elles sont passionnées, animées, engagées, déterminées … mais les rejoindre, c’était rejoindre la lutte. Je crois que je ne m’étais pas imaginé ça, ou du moins pas comme ça. Mais en fin de compte, ça me permet de garder aussi un regard intransigeant quand, sur d’autres groupes, une maman vient confier qu’elle a giflé/crié/brusqué son enfant et de moins sombrer dans l’empathie pour le parent abusif, chose que j’avais tendance à faire, sans doute parce qu’une partie de moi voudra toujours essayer d’excuser mes parents. (psychologie de comptoir, bonsoir!)
J’ai un peu perdu mon côté bisounours-qui-veut-voir-le-bien-en-chaque-être-humain et je me suis un peu plus endurcie dans mon discours, pour le meilleur je l’espère.

Concrètement

Je voulais vous en parler plus tôt mais ma santé couplée aux récents événements ont retardé la sortie de ce billet. L’action de ce mois était plutôt simple : envoyer des courriers au gouvernement. Une lettre ouverte pour une loi contre les violences envers les enfants à poster cette semaine pour en faire une action groupée.

Alors dans le contexte actuel, ça peut sembler dérisoire. Il ne se passe pas un jour sans que je remette en question les causes qui me tiennent à coeur… Et puis, quand j’ai vu fleurir sur les réseaux sociaux des messages appelant à la paix, à l’amour, à l’harmonie, à la tolérance et à la bienveillance, je me suis dit que cette action était finalement plus pertinente que jamais.

Alors non, je n’irai pas jusqu’à m’aventurer à dire que tous les assassins sont nés innocents et purs. A ce jour, on sait pertinemment que la psychopathie, entre autres, a des déterminations biologiques conditionnantes (si j’ai bien compris le jargon des quelques articles scientifiques que j’ai essayé de lire sur le sujet). Toutefois, je nourris cette idéal que des enfants bien traités grandiraient pour être des adultes plus équilibrés. Je suis moi-même la preuve que la violence engendre la violence, puisqu’il m’aura fallu 26 ans et devenir maman pour réaliser le mal que j’avais subi et fait subir.

La semaine n’étant pas finie, si vous voulez participer à cette action, c’est encore possible! Vous pouvez télécharger les courriers à envoyer sur le site http://stop-veo.fr/