Fêter Noël sans sapin

Même si je rêve d’un Noël sans cadeaux, il y une chose dont je ne pourrais pas me passer : le sapin !

Au delà du sapin, c’est ce moment unique où toute la famille est rassemblée pour faire le sapin. Aller au grenier (ou à la cave) chercher les cartons qu’on connait depuis toujours, les déballer, redécouvrir certaines décorations, choisir la couleur de ce Noël…

Alors, rouge, or et vert ou bleu, argent et blanc cette année ?

Je vous avoue, j’ai un petit faible pour le classique trio vert-or-rouge 🙂
Ce que j’adore le plus, vous l’aurez compris, c’est être en famille autour du sapin de Noël, le tout en mangeant du pain d’épices, en écoutant des chants de Noël et en buvant du chocolat chaud.

Oui, pardon, je suis un cliché vivant!

Seulement cette année, la cata : nous ne ferons pas de sapins!

JeunePapaEpanoui redoute pour la sécurité de Crapouillou et je n’ai pas trouvé les arguments pour le convaincre autrement. Il faut dire que nous ne passerons pas Noël chez nous mais dans la famille, donc faire un sapin pour passer son temps à expliquer à un Crapouillou de 16 mois qu’on s’inquiète qu’il se fasse tomber le sapin dessus, ça gâche un peu tout le plaisir de faire un sapin et de l’avoir trônant dans le salon.

Comment inviter Noël chez soi, sans sapin ?

Une fois passer ma déception, j’ai décidé de le prendre comme un nouveau challenge : inviter Noël à la maison, sans sapin.

J’ai ouvert le carton, sorti les guirlandes, les boules, les couronnes, la guirlande électrique, les figurines Schleich qui nous servent de crèche… et je me suis mise au boulot!

–> Redécorer le meuble TV et la plante verte

–> Parer les lustres et abats-jour de guirlandes

–> Décorer les cadres photos

Parce que oui, forcément, étant également photographe, j’ai pleeeeeeeiiiiin de photos encadrées dans mon salon partout !

cadres

— > Recycler !

Un petit tour sur Pinterest pour se rendre compte qu’on peut en faire des choses, avec des rouleaux vides de papier toilette !

–> Réinventer

Pas de traditionnelle crèche de Noël chez nous donc nous avons inventé la forêt de Noël! Chaque année, nous investissons dans quelques figurines Schleich, et nous complétons petit à petit notre forêt de Noël. L’an dernier (an 1 de notre « tradition ») nous avons donc investi dans un cerf, une biche et un faon ❤  pour ce petit terrarium de Noël, et cette année nous avons investi dans un petit écureuil et un petit lapin 🙂

COVER

–> Cuisiner

Oui, je suis un hobbit qui ne pense qu’à la boustifaille!

Parce que Noël ce n’est pas que des décorations, c’est aussi une ambiance particulière, au coeur de l’hiver, quand on se retrouve autour de petits plats mijotés et de mets qu’on ne mange qu’à ce moment là de l’année. Alors en ce moment c’est le défilé des épices à la maison : cannelle, badiane, clous de giroufle, miel…

Et vous Noël, avec ou sans sapin ? 🙂

Lettre à ma nounou

Chère nounou,

Ce n’est pas de gaieté de coeur que je te confie l’être le plus fragile et le plus précieux qui soit dans ma vie. Si j’avais le choix, il grandirait dans mes bras, contre mon coeur, nourri de bisous, bercé de comptines et submergé d’amour.

Je sais que ton métier n’est pas facile, qu’avoir en garde un Crapouillou de son âge à raison de 10h par jour ce n’est pas toujours facile. Ces 10h qu’il passe chaque jour chez toi sont 10 aiguilles dans mon coeur de maman en manque de son enfant. 10h où je ne demande qu’à être épuisée par mon enfant en vie et remuant qui ne veut pas faire une grosse sieste parce qu’il est trop avide de découvrir le monde qui l’entoure.
Et puis tu sais nounou, tu l’as 10h par jour mais nous l’avons tout le reste de la vie. Quand tu dors paisiblement pour te remettre de ta journée de travail, nous passons notre nuit à le rendormir, le rassurer, le soigner, le prendre avec nous, le faire téter, lui chanter des berceuses, lui caresser tendrement les cheveux quand il a enfin trouvé le sommeil mais que nous, nous ne pouvons plus dormir. Alors oui, nounou, je sais que c’est épuisant de s’occuper d’un enfant.

Je sais aussi que ce n’est pas facile d’avoir à faire à des parents qui se soucient de leur enfant et qui rejettent le modèle courant d’éducation. Des parents qui parlent à leur petit, qui ne crient pas, qui essaient de comprendre les pleurs, qui posent des limites en expliquant sans jamais interdire … ça a de quoi te faire réfléchir, je le comprends bien. Je vois bien que tu t’interroges sur ta propre pratique et que tu n’aimes pas te poser certaines questions.

Mais tu vois nounou, le soucis c’est que je ne peux pas te laisser brusquer mon enfant pour le simple fait que tu estimes qu’il n’a pas à décider et qu’il doit suivre. C’est normal qu’il pleure quand tu le forces à faire quelque chose qu’il n’était pas prêt à faire. Comment réagirais-tu nounou si je te poussais dans l’ascenseur parce que ça m’agaçait que tu sois arrêtée devant et que tu ne bouges plus ? Peut être que tu avais une bonne raison de t’arrêter ? Peut être que tu réfléchissais à quelque chose ? Peut être que tu avais un mal de crâne qui commençait ? Peut être que tu hésitais à retourner chercher ton sac à main préféré ? Peut être étais-tu tout simplement perdue dans tes pensées ?
Ne protesterais-tu donc pas, si l’on te bousculait sans prendre la peine de chercher à comprendre ce qui t’arrête ?

Chère nounou, je sais bien qu’après aujourd’hui plus rien ne sera comme avant. Si tu t’es permise de brusquer mon enfant sous mes yeux, que fais-tu quand je ne suis pas là ? A-t-il déjà pris une fessée parce qu’il n’obéissait pas ? Lui as-tu déjà crié dessus au prétexte qu’il faut s’imposer et poser des limites strictes, comme tu aimes à le répéter ? Le laisses-tu pleurer des heures pour qu’il comprenne que tu ne cèderas pas à ses caprices (qui n’existent pas, un enfant de son âge ne fait pas de caprices, tu sais?)? Je n’ai plus confiance en toi, nounou.

Je ne sais pas quoi faire car je n’ai pas encore d’autres choix que de te le laisser. Mon coeur de maman saigne de t’avoir vu malmener mon fils mais ma raison sait qu’il faut que je retourne travailler et que je ne peux pas m’arrêter pour le reprendre. Je suis désemparée, nounou. Pourrais-tu s’il te plait considéré qu’un enfant qu’on écoute est un enfant apaisé ? Pourrais-tu envisager de le laisser évoluer à son rythme s’il ne se met pas en danger ? Pourrais-tu cesser de nous répéter chaque jour que tu es fatiguée parce que 10h, c’est long ? Pourrais-tu prendre le temps de te mettre à sa place quelques fois ? Toi qui n’a jamais confié tes enfants à personne et qui les a couvé jusqu’à ce qu’ils prennent leur envol, pourrais-tu essayer de nous comprendre, nous, jeunes parents bienveillants qui souhaitons que notre enfant soit simplement lui-même et heureux ?

S’il te plait, nounou, entends nous.

Une jeune maman qui aimerait que le monde soit plus doux

 

STOP VEO – La campagne

Comme je l’ai exposé ici à de plusieurs reprises, j’ai découvert en devenant maman ce qu’était la Violence Educative Ordinaire. Et par la même occasion, j’ai découvert ce qu’était l’éducation non violente et bienveillante.
Venant moi-même d’une famille maltraitante, j’ai eu envie de m’engager un peu plus dans la lutte contre ces violences ordinaires, au delà de ma famille nucléaire.

Rien que la dénomination devrait donner envie de s’engager : violences éducatives ordinaires.
ORDINAIRES !

A chaque fois que j’emploie le terme de VEO, ça blesse l’enfant en moi qui a souffert de maltraitances que personne n’a jamais vues, parce que le comportement parental maltraitant était accepté, intériorisé comme une certaine normalité. Si ce n’était la norme sociétale, c’était la norme du cercle social.

« C’est la famille Machin, c’est normal »

STOP VEO

Une raison supplémentaire qui m’a poussé à m’engager : les violences ordinaires cachent parfois plus. Et si elles n’étaient plus tolérées, peut être serait-il plus facile de repérer les véritables maltraitances. Peut être. En attendant, j’ai rejoint un groupe militant pour abolir les violences encore tolérées de nos jours.
Moi qui étais habituée aux groupes et forums d’échanges sur la parentalité bienveillante, sur l’entraide pour se sortir des VEO qui sont, bien trop souvent, le seul modèle éducatif qu’on connait, j’ai été relativement choquée par l’intransigeance des militant.e.s de STOP VEO. Elles sont passionnées, animées, engagées, déterminées … mais les rejoindre, c’était rejoindre la lutte. Je crois que je ne m’étais pas imaginé ça, ou du moins pas comme ça. Mais en fin de compte, ça me permet de garder aussi un regard intransigeant quand, sur d’autres groupes, une maman vient confier qu’elle a giflé/crié/brusqué son enfant et de moins sombrer dans l’empathie pour le parent abusif, chose que j’avais tendance à faire, sans doute parce qu’une partie de moi voudra toujours essayer d’excuser mes parents. (psychologie de comptoir, bonsoir!)
J’ai un peu perdu mon côté bisounours-qui-veut-voir-le-bien-en-chaque-être-humain et je me suis un peu plus endurcie dans mon discours, pour le meilleur je l’espère.

Concrètement

Je voulais vous en parler plus tôt mais ma santé couplée aux récents événements ont retardé la sortie de ce billet. L’action de ce mois était plutôt simple : envoyer des courriers au gouvernement. Une lettre ouverte pour une loi contre les violences envers les enfants à poster cette semaine pour en faire une action groupée.

Alors dans le contexte actuel, ça peut sembler dérisoire. Il ne se passe pas un jour sans que je remette en question les causes qui me tiennent à coeur… Et puis, quand j’ai vu fleurir sur les réseaux sociaux des messages appelant à la paix, à l’amour, à l’harmonie, à la tolérance et à la bienveillance, je me suis dit que cette action était finalement plus pertinente que jamais.

Alors non, je n’irai pas jusqu’à m’aventurer à dire que tous les assassins sont nés innocents et purs. A ce jour, on sait pertinemment que la psychopathie, entre autres, a des déterminations biologiques conditionnantes (si j’ai bien compris le jargon des quelques articles scientifiques que j’ai essayé de lire sur le sujet). Toutefois, je nourris cette idéal que des enfants bien traités grandiraient pour être des adultes plus équilibrés. Je suis moi-même la preuve que la violence engendre la violence, puisqu’il m’aura fallu 26 ans et devenir maman pour réaliser le mal que j’avais subi et fait subir.

La semaine n’étant pas finie, si vous voulez participer à cette action, c’est encore possible! Vous pouvez télécharger les courriers à envoyer sur le site http://stop-veo.fr/

La vérité sur l’allaitement long

Alors voilà, ça y est, je suis rentrée dans cette jolie case des mamans qui allaitent longtemps. Crapouillou a bientôt 14 mois, et il est toujours allaité.

Côté tétées

Je n’ai plus de montées de lait comme les premiers mois, donc plus de soucis de fuites ou de seins trop plein douloureux. J’ai toujours du lait en quantité, produit à la demande, c’est à dire dés que Crapouillou veut téter. J’arrive toujours à en tirer quand je dois m’absenter (bon, Crapouillou ne veut généralement pas le biberon, mais c’est une autre histoire).

Côté bébé

Crapouillou est extrêmement indépendant. Il n’est pas suspendu à mon sein constamment. C’est un petit explorateur téméraire qui n’a que faire des jupes de maman !

Côté couple

Mesdames, futures mamans qui hésitez sur l’allaitement parce que vous craignez pour votre vie sexuelle, laissez moi vous glisser un petit secret qu’on ne partage pas assez : les seins d’une femme qui allaite son beaucoup plus sensibles qu’avant ce qui ne gâche rien, contrairement à ce qu’on voudrait bien nous faire croire 😉

Côté société

Et c’est là que ça bloque! Oui, future ou jeune maman, je te le dis : si tu as décidé d’allaiter longtemps, enfiles ton armure et arme toi de patience!
J’ai la chance que dans nos familles ça soit plutôt bien accepté : ils voient Crapouillou grandir et évoluer, s’étonnent même de son développement. Je pense que dans leur esprit doit se passer quelque chose du genre « Du moment qu’il va bien, qu’elle l’allaite ou pas, après tout, c’est pareil ».
En revanche, côté « reste du monde », ça coince. Du médecin de la crèche qui me convoque abusivement aux réflexions intrusives des collègues ou du remplaçant de mon médecin traitant… Petit à petit tout le monde s’y met.

Alors j’ai sorti les rengaines que toutes les mamans qui allaitent connaissent par coeur et que je vous livre ici, pour vous préparer :

J’attends qu’il ait le bac pour arrêter

Je lui donnerai du lait « normal » le jour où mon fils sera un veau

Tu priverais un enfant de 14 mois de biberon ?

Bon, les deux premières sont relativement passive-agressive, du coup je ne les utilise pas. Mais la dernière est un simple constat : biberon > oui, sein > non. Quand les gens réalisent qu’à un peu plus d’un an, il est normal de voir un enfant avec un biberon, ils ont tendance à se retrouver un peu penauds concernant la question du sein.

 © Jeune Maman Epanouie - ou presque

© Jeune Maman Epanouie – ou presque

En conclusion, future ou jeune maman : si tu as envie d’allaiter, allaites! Ne te soucies pas du reste du monde, créé une jolie bulle de partage avec ta moitié et votre enfant. Ce qui peut arriver de pire, c’est que ton enfant grandisse en sachant que la poitrine d’une femme a pour but premier de nourrir les bébés 😉

Un an de maternage

Voilà, nous y sommes : Crapouillou a passé la barre des un an.

Un an d’allaitement.
Un an de nuits irrégulières.
Un an de câlins.
Un an de stress face à ses pleurs.
Un an de portage.
Un an de cododo.
Un an de bienveillance.
Un an de découverte du monde.
Un an de coeur qui déborde de bonheur.
Un an de doutes.
Un an de jeunes parents.
Un an de bonheur.

J’avais besoin de faire le point sur nos choix, nos valeurs, la direction que nous avons prise.

L’allaitement

© Jeune Maman Épanouie - ou presque

© Jeune Maman Épanouie – ou presque

Le plus grand bonheur de toute ma vie. Je ne reviendrais sur la décision d’allaiter pour rien au monde. Si c’était à refaire, je referais de suite (même les fois où il m’a mordue et où j’ai dit « Cette fois c’est bon, j’arrête »). Je ne connais rien d’aussi puissant que de donner le sein à son enfant. Ce sentiment d’équilibre parfait, cette pleine conscience de lui donner le meilleur, sa façon toute naturelle d’enfouir sa tête tout contre mon coeur… ❤
Je n’étais pas sûre de tenir autant. Je vise depuis le départ 18 mois minimum, mais avec la reprise du boulot ça a été sacrément dur à tenir. Et là avec ma mutation et mes 320Km quotidiens, je ne sais pas si je tiendrais encore… Alors je savoure chaque tétée comme si c’était la dernière, car j’en très certainement plus passées qu’à venir désormais.

Le cododo

CODODO

Personnellement, j’adore! PapaCrapouille était plus réticent. Mais maintenant que Crapouillou maîtrise le quatre pattes à fond et commence à marcher et qu’il ne pleure plus au milieu de la nuit mais nous rejoint et grimpe sur le lit sans nous réveiller tout à fait, ça passe mieux!

La bienveillance éducative

Affiche téléchargeable et imprimable ;)

Affiche téléchargeable et imprimable 😉

C’est mon défi au quotidien. Ca me tient tellement à coeur et ça me prend tellement d’énergie que j’y consacre toute une section de ce blog. Je constate néanmoins que je suis de plus en plus sereine de manière globale dans ma vie grâce à ça. J’ai l’impression de relativiser énormément, de mieux réagir dans les situations de conflit et d’agression, d’être plus sereine de manière générale. C’est de moins en moins un défi pour moi et de plus en plus naturel.
Et je ne suis évidemment pas la seule à en tirer des bénéfices : Crapouillou est un bébé « épanoui, curieux et heureux » dixit Nouvelle Nounou et ses copines de la crèche familiale.

Portage

PORTAGE

Dés que le premier trimestre de grossesse fut passé, j’ai offert à PapaCrapouille une écharpe de portage car j’adorais tout simplement l’idée de le porter enveloppé tout contre nous. Mais PapaCrapouille était en stress constant lorsqu’il faisait les noeuds et, arrivés les jours chauds, l’écharpe s’est vite révélée étouffante pour tout le monde.
Comme il était hors de question que nous abandonnions le portage, nous avec opté pour un préformé, un Manduca, et ce fut la révélation! PapaCrapouille porte Crapouillou très souvent et très sereinement, et nous n’avons pas ressorti l’écharpe depuis des mois!

Au bout d’un an …

Je suis plus sûre de moi que jamais dans nos choix éducatifs. J’apprends à composer avec le caractère de Crapouillou qui s’affirme de plus en plus. J’essaie de maintenir mon allaitement malgré beaucoup de fatigue et mes 4h de trajet ferroviaire quotidien (j’aimerais tellement aller jusqu’au sevrage naturel!). Je profite de chaque instant passé avec mes hommes, ensemble ou indépendamment l’un de l’autre. Bref, au bout d’un an, je suis plus sûre de moi que jamais et je panse chaque jour passé loin de mon Crapouillou par des jeux, des comptines, des câlins, des chatouilles, des tétées, des sorties… Bref, j’essaie d’être, plus que jamais, une jeune maman épanouie ! 🙂