Comment gérer les agressions de la belle-famille ?

C’est une question que je me pose depuis des années. Malheureusement, je n’ai pas de réponse toute faite mais seulement des pistes de réponse, des choses que j’aurais aimé savoir plus tôt au lieu de les apprendre « sur le tas » ^^’

Poser des barrières dés le départ

Je dois être un peu bête, mais par défaut, j’aime les gens jusqu’à ce qu’iels me donnent une raison de ne pas les aimer. Idem pour la confiance. Du coup, je n’ai pas posé clairement de limites à ma belle-famille au début de ma relation de couple (et j’envie un peu Die Franzoesin de l’avoir fait, même si le début de sa relation avec belle-maman n’a pas forcément était facile non plus). De mon côté, la relation au départ été idyllique : on parlait luttes sociales, féminisme, engagement  militant… Relation épanouissante et enrichissante au plus haut point. Et puis, comme vous le savez, son fils s’est sorti de la drogue pour moi. Ca a du jouer dans le capital sympathie de départ.

Et puis les intrusions ont commencé. Sur la disposition des meubles chez nous, la couleur des rideaux, mon cursus universitaire, mon concours, ma famille, notre mariage pour lequel j’ai du me fâcher un peu, puis ma carrière et la grossesse.

La grossesse a été le point culminant je pense. Elle vivait nos changements de vie (grossesse et achat d’un appartement) comme si c’était les siens. Elle disait « on » pour les travaux et faisait constamment le lapsus « maman » au lieu de dire « mamie » quand elle parlait de mon bébé. Jusqu’au jour où elle m’a agressée verbalement enceinte. Je ne l’ai pas vue du dernier trimestre de grossesse jusqu’à la maternité où elle a essayé de m’enlevé des bras mon fils alors âgé de moins de 48h.

C’est là que j’ai su qu’il serait compliqué, mais nécessaire, de reposer clairement les barrières. Quitte à la blesser. Je savais que maintenant qu’il y avait son petit fils, elle ne ferait plus du chantage à coup de « Puisque c’est ça je disparais » qui blessait tant mon homme.

Les barrières peuvent être posées de manière bienveillante mais fermes (si si! c'est possible! promis ;) )

Les barrières peuvent être posées de manière bienveillante mais fermes (si si! c’est possible! promis 😉 )

La distance géographie

Rétrospectivement, je crois que c’est la plus grosse erreur que j’ai faite : ne pas songer à convaincre mon homme de mettre quelques kilomètres entre elle et nous. L’air de rien, ça coupe net les visites à l’improviste et ça laisse le temps de se préparer psychologiquement à voir la belle famille.

Far far away

Far far away

Aveugle et sourde

Ou presque. A chaque fois que nous nous rendons dans ma belle-famille (très peu dans la bienveillance, vous vous en doutez) je me ferme complètement. Tout ce qu’ils disent ou font me glisse dessus. Je n’entends rien, je ne vois rien. Et quand ils se comportent de manière non bienveillante avec Crapouillou j’interviens auprès de mon fils, les ignorant totalement. Quitte à les blesser. Mais je m’en moque totalement, le bien être de mon fils passe avant leur égo.

De toute manière depuis ma grossesse et l’agression de ma belle mère, les relations avec ma belle-famille sont neutres, sans animosités et sans plus. Du coup, pour les rares fois où ils m’adressent la parole, ce sont pour des banalités. Et quand il y a tentative d’intrusion dans notre sphère nucléaire, je dresse les barrières immédiatement!

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Le rôle capital de notre moitié

On perçoit souvent notre cher.e et tendre comme la victime d’une mésentente entre sa famille et sa moitié. Or, c’est réellement la seule personne à pouvoir y mettre un terme. Si vous subissez des agressions répétées de votre belle-famille, votre chéri.e doit comprendre que ses agressions ont lieu parce qu’iel les laisse faire.

Chez nous le déclic a été une agression par commentaires Facebook. Agression portée par des jugements que ma belle-soeur ne s’est pas privée de déverser à son aise pendant une demi-heure, même si elle se confrontait à une déferlant d’ami.e.s qui tentaient de lui expliquer que ses propos étaient déplacés. C’est là que j’ai engueulé mon homme (ce qui a participé à l’éclatement de notre couple) sur son silence : il ne pouvait pas ne rien dire lui alors que 30 ami.e.s s’étaient déjà mobilisé.e.s pour tenter de raisonner sa soeur (pour les plus bienveillant.e.s, certain.e.s, je l’avoue, l’ont juste lynchée, ce qui m’a beaucoup attristée).

Vivre sa vie

Le meilleur moyen de gérer les agressions de la belle-famille, c’est encore de vivre sa vie malgré elleux. Attention, je ne dis pas de les ignorer ! Déjà parce que j’en suis la première incapable et puis aussi parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas, qu’on ne doit pas laisser passer (les barrières! les barrières!). Je dis juste que quand on vous attaque sur votre professionnalisme, votre ménage (je parle de couple hein, pas de chiffons ^^’) ou sur votre maternité, la meilleure façon de leur faire la nique, c’est encore de continuer à vivre votre vie comme vous l’entendez (ah! le chaleureux souvenir de belle-maman qui me donnait de vifs conseils sur l’allaitement alors qu’elle n’avait jamais allaité aucun de ses enfants!)

Il n’est jamais trop tard

Et ça vient de la nana qui a mis 5 ans avant de dire stop et de poser des limites et des barrières à la belle-famille ! Clairement, le mal est fait, ne nous voilons pas la face : ma belle-famille est pleine de préjugés à mon encontre et moi-même je garde un souvenir encore vif des agressions de ces dernières années. MAIS je commence à apprécier la relation que mon fils a avec sa mamie (complètement gaga, même si elle le nie) et je recommence à avoir des discussions cordiales avec ma belle-famille. J’ai franchement bon espoir qu’en maintenant les barrières, de manière bienveillante mais ferme, le temps fera son affaire 🙂

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Rebooster la lactation en 4 étapes simplissimes!

Un petit article aujourd’hui pour vous parler de mes seins d’allaitement!

Effectivement, je vous confiais récemment qu’en m’étant laissée déborder en fin d’année, j’avais mis en péril ma lactation. Dieux merci, j’ai réussi à relancer la machine le plus simplement du monde! Et aujourd’hui je vous dis ce qui a marché pour vous, en espérant que ça puisse vous aidez 😉

1 – Buvez!

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Oui c’est tout bête, mais il ne faut pas oublier de boire quand on allaite! Moi qui ai tendance à m’oublier, j’ai passé une période à avoir constamment soif et, manque de temps, je ne buvais pas suffisamment.
Et la cerise sur le gâteau : si vous avez le temps de vous faire une infusion. En effet, Weleda a une très bonne infusion pour l’allaitement qui aide aussi Crapouillou pour sa digestion 😉

2 – Mangez!

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Et allez y franchement. N’hésitez pas! Prise dans le tourbillon du boulot et le quotidien chamboulé qui mettait du temps à se mettre en place, je bâclais les repas. Ou alors PapaCrapouille faisait quelque chose sur le pouce. Bref, ça ne suffisait pas!
Je ne sortais pas de table en ayant faim, mais en faisant un peu attention à mes sensations, je me suis vite rendue compte que mon estomac attendait plus.
Du coup j’ai écouté mon corps et répondu à ses besoins : autant de nourriture qu’il lui en fallait pour pouvoir m’aider à affronter mes journées et produire ce qu’il fallait pour mon Crapouillou.

3 – Dormez!

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Après une journée éreintante à courir entre le kiné pour la rééducation, la journée de boulot, la réunion qui n’en finit pas, les courses à faire, le bain à donner, le repas à cuisiner, Crapouillou à endormir et coucher… Je me posais il était 21h et comme j’avais envie de passer du temps avec PapaCrapouille, je ne me couchais pas avant 23h30, voire minuit.
Quand j’ai constaté que ma lactation baissait dramatiquement, j’ai tout planté (kiné, réunion, courses, etc) et je me suis mise au lit en même temps que Crapouillou (merci le cododo) c’est à dire à 19h30!
Je ne dormais pas forcément de suite parce qu’il fallait d’abord endormir Crapouillou d’une part et trouver le sommeil de l’autre, mais j’étais détendue et je lisais des histoires à mon fils même s’il est trop petit pour comprendre. Ce moment de détente nous aidait tous les deux à nous endormir jusqu’au lendemain matin 7h et ces nuits de 10h de sommeil ont sauvé ma lactation!

4 – Rythmez les tétées

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Jusque là les tétées étaient à la demande : quand Crapouillou râlait, je le changeais, je jouais un peu et si rien n’y faisait, hop! au sein! Ce qui fait qu’à 5 mois il tétait encore toutes les deux heures environs, mais ça dépendait s’il dormait ou pas, s’il voulait jouer ou pas, s’il voulait être dans mes bras ou pas, si je pouvais lui donner de suite ou pas… Bref, nous n’avions pas de rythme fixe des tétées et ça, je crois que mon corps avait du mal à le gérer.
Pour sauver ma lactation j’ai donc décidé d’espacer les tétées d’une heure de plus, pour laisser le temps à mon corps de refaire un peu de stock entre deux tétées et aussi pour l’habituer à produire à heures fixes. Et en un week-end nous nous sommes calés à une tétée toutes les 3h, grâce à PapaCrapouille qui s’occupait de Crapouillou de tétée h+2 à h+3 (oui parce que c’est dur de s’occuper d’un Crapouillou qui a faim sans lui mettre la cantine sous le nez quand on allaite!)

Maintenant je suis fière de dire que mon Crapouillou est arrivé à ses 6 mois allaité exclusivement. Ma lactation se porte à merveille, j’ai pu recommencé à donner mes 2L hebdomadaire au lactarium. Nous allons commencer la diversification très prochainement, et je compte bien continuer de l’allaiter aussi longtemps que possible 🙂