Tipi – Chambre Montessori – Inspiration Loczy

JeunePapaEpanoui et moi avons pris une grande décision : il est temps de changer la chambre de Crapouillou! Chambre qu’on nous avait généreuse offerte (grands dieux mais le prix d’une chambre pour enfant! O_O’), que nous avons aimé monter et s’approprier mais qui, clairement, ne correspond pas à ce que nous voulons pour Crapouillou.

Mais qu’est ce que vous voulez ?

Une chambre d’inspiration Montessori-Loczy, où la motricité libre et le faire-seul seraient les maîtres-mots. Tout ce jargonnage ne te dit rien ? Alors imagine ….

… des espaces clairement défini : un espace dodo sur le lit au sol, un espace jeu sur le tapis coloré, un espace détente/sieste/lecture sous un tipi

… un lit au sol, sans barrières, sans limites, duquel l’enfant peut s’extraire en rampant et inversement

… tous les rangements accessibles à bébé

… tous les jouets à sa portée

Voilà ce qui attend notre projet de l’été, voilà ce qui attend notre Crapouillou que crapahute maintenant gaiment dans toute la maison ❤

Si ça te dit de suivre notre projet chambre montessori-loczy, n’hésite pas à me suivre sur Hellocoton ou sur Facebook. Je posterai régulièrement nos avancées en la matière 🙂

Première étape : vendre la chambre que nous avons déjà ! ^^

 

[CR Lecture] Accompagner l’enfant dans ses découvertes motrices

Dans la JeuneFamilleEpanouie, on pratique la motricité libre (si tu ne sais pas ce que c’est, je te conseille de te rendre sur le très bon blog de Bougribouillons qui a résumé ça parfaitement avec des très jolies illustrations).

Quand Crapouillou avait 5/6 mois, je le voyais parfois bloqué dans certains de ses apprentissages et j’avais envie de l’aider, mais sans entraver au principe de motricité libre. Je voulais l’aider à faire seul plutôt que faire pour lui. J’ai donc cherché à me documenter sur le sujet, et j’ai fini par trouver un livre sympa : De la naissance aux premiers pas, accompagner l’enfant dans ses découvertes motrices de Michèle Forestier aux Editions Erès.

Capture

Le livre est construit en 10 chapitres :

  1. La construction de la motricité
  2. Phase statique : Les positions à plat au sol (jusqu’à 6 mois)
  3. Phase dynamique : Les premiers déplacements (de 5 à 10 mois)
  4. Découverte de la verticalité (après 8 mois)
  5. L’exploration de l’espace : l’escalade
  6. La marche
  7. Intérêt d’un bon développement
  8. L’accompagnement de la motricité
  9. Difficultés transitoires
  10. Difficultés secondaires

Ce livre porte très bien son titre : il s’agit ici d’accompagner son bébé dans ses découvertes motrices. Elle dresse pour chaque étape une liste des erreurs à ne pas commettre, sans pour autant que le lecteur se sente coupable de les avoir commises, une liste des difficultés que peut rencontrer l’enfant et une liste d’exercices/jeux à faire pour l’aider à résoudre ses difficultés s’il en rencontre.  Tout au long du livre, elle explique l’importance des acquisitions au rythme de bébé, par étapes, sans sauter les étapes parce que le bébé du voisin marche déjà ou parce qu’on subit une pression sociale sur les acquisitions motrices de notre progéniture.

Ce que j’ai aimé

– Apprendre des choses!
– Le ton non-culpabilisant
– La simplicité des explications
– Les illustrations de Marianne Berger claires et explicites
– La mise en garde face au consumérisme (et grands dieux! la puériculture c’est le consumérisme incarné! Donc un rappel de ce qui est réellement nécessaire ça fait du bien!)
– Les encouragements à faire face à l’entourage, souvent mal renseigné.

Ce que j’ai moins aimé

– La mise en page du livre : c’est tout bête, mais avoir 4 colonnes sur une page double + les illustrations + les encarts + certaines phrases en gras et en couleur (et pas toujours la même couleur!) je trouve ça un peu fouillis et j’ai parfois du mal à trouver l’information que je cherche. Je pense à tous les gens qui ont des difficultés de lecture (dys- ou autre) et je me demande s’ils s’en sortent face à ce livre.
– La fragilité du livre : bien que destiné aux parents, je l’attrape parfois quand je suis avec Crapouillou pour regarder les jeux à faire avec lui pour l’aider et il se trouve que mon Crapouillou est FAN de livres (qu’il manipule excellemment bien à mon plus grand étonnement!) (enfin ceux pour petits, avec les pages rigides) et qu’il a mangé le coin de certaines pages, déchiré la couverture et commencé à arracher certaines pages (oui, je suis une mère indigne qui laisse son bébé sur son tapis avec un livre à proximité quand belle-maman débarque à l’improviste ^^’).
– Les photos : bon, là, je chipote parce que je suis photographe. Les photos sont très claires pour comprendre les explications mais il y a des erreurs de cadrage, des difficultés de lecture (oui, oui, une photo ça se lit!), des photos avec du flou de bouger … C’est vraiment du chipotage parce que la photo c’est mon second métier ^^’

Conclusion : Un livre à remettre entre les mains de tous les futurs et jeunes parents. Je regrette de ne pas l’avoir lu AVANT la naissance, j’aurais du ça m’aurait évité de faire des erreurs!

Maman doute de tout

Je n’ai pas le temps de bloguer. Ou plutôt je ne le prends pas. Tellement de choses se passent en ce moment. J’ai tellement la rage de vivre que je me noie dans le travail, dans les projets, dans les sorties, dans les évènements qui me tiennent à coeur.
Cette fureur de vivre et de profiter de chaque instant est incompatible avec moi assises au pc en train de bloguer.
Mais je sais qu’il faut que je me calme, que je prenne le temps de respirer, de me poser, de me pauser. Alors je reprends mon clavier, et je reviens.

Crapouillou joue sur son tapis. Il rampe bien maintenant, il faut que je le surveille assidument, faut de quoi je le retrouve dans la cuisine en train de mordre à pleines gencives mes chaussons (true story!). Toujours allaité, mon petit bébé grandit et s’épanouit.

Souvent je doute de mes compétences de maman.

Est-ce que je m’occupe assez de lui ?
Est-ce que je ne m’occupe pas trop de lui ?
Est-ce que l’eau du bien est assez chaude ?
Est-ce qu’elle n’est pas trop froide ?
Est-ce qu’il voit assez de monde ?
Est-ce qu’il ne voit pas trop de monde ?
Est-ce que je ne le couve pas trop ?
Est-ce que je le protège suffisamment ?
Est-ce qu’il est heureux ?

La moindre réflexion, aussi bienveillante soit-elle, m’ébranle. Je fais mine d’être sûre de moi, mais intérieurement c’est le chaos. Et tous les jours, je remets de l’ordre dans ce chaos de maman-qui-pense-trop. Et tous les soirs je m’interroge sur la journée qu’a passé mon Crapouillou.

Et puis, viennent ce petits moments de plénitude, ces petits riens qui réchauffent le coeur d’une maman qui doute. Ces petites pauses hors de temps que je souhaite à chaque maman de ressentir.

Crapouillou rampe.
Crapouille bafouille des syllabes.
Crapouillou mange avec appétit.
Crapouillou rit aux éclats au jeu du coucou-caché.
Crapouillou découvre la musique.
Crapouillou éclabousse tout lors du bain.
Crapouillou câline en tétant.
Crapouillou s’endort paisiblement.

Bref, Crapouillou à lui tout seul soulève la montagne de doutes d’une maman-qui-pense-trop ❤

La vie, la mort, et Crapouillou

Lundi je vous écrivais un billet pour vous évoquer la maladie de l’homme qui a été pour moi la figure paternelle la plus équilibrée de toute ma vie. Et bien il est parti dans cette même journée. Il s’en est allé sans souffrir, grâce à une équipe médicale humaine, attentionnée et compatissante (chose assez rare de nos jours pour que je le souligne)

Vendredi, ce sont les funérailles. Pour moi ça ne faisait aucun doute : j’irai, avec mon Crapouillou, dire au revoir à cet homme qui laisse un vide immense dans ma vie.

(cc) Martin Fisch

(cc) Martin Fisch

Seulement ce n’est pas de l’avis de mon entourage.

Vous n’êtes sans doute pas étranger.e.s au fait qu’avoir un enfant, c’est la porte ouverte à tout typer d’intrusions dans votre vie de famille, du bon conseil mal placé (mais bien intentionné) de bel-maman aux reproches ouverts de certains proches en passant souvent par le jugement des inconnus. Et bien cette fois-ci c’est venue de ma mère qui est choquée que j’amène Crapouillou à un enterrement.

Ses arguments

Ca va être une longue journée pour lui.
Il va ressentir la tristesse autour de lui.
Ca va le traumatiser.
Ce n’est pas la place d’un bébé de 8 mois.
Je suis égoïste de vouloir l’amener.
Ca la blesse que je ne respecte pas sa volonté en tant que grand-mère.

Mes réponses

Ca va être une longue journée pour lui.
Oui c’est vrai, je ne peux pas le nier. Mais des longues journées il en a déjà vécues. Notamment quand je suis allée garder mon neveu à la mort de sa grand-mère parce que ses parents s’étaient absentés pour les obsèques. Non seulement je ne pouvais pas m’occuper de mon Crapouillou, mais en plus il fallait que je gère mon neveu à qui on avait présenté les choses de manière évasive. Donc gérer un loulou de 7 ans, qui pose tout plein de question sur sa mamie et sur la mort (auxquelles on m’a formellement interdit de répondre) c’était long pour Crapouillou que j’ai du délaisser. Et là, ça ne posait à priori pas de problème à MamieCrapouille que Crapouillou passe une longue journée.

Il va ressentir la tristesse autour de lui.
Il a déjà ressenti ma tristesse, ma douleur, mon désarroi. Je lui ai déjà tout expliqué. Et même s’il ressent la peine des autres, il sera contre sa maman pour se rassurer.

Ca va le traumatiser.
Je pense que s’il avait du être traumatisé, il l’aurait été par mes pleurs et ma douleur lorsqu’on m’a appelée pour m’apprendre le décès. Or il a bien dormi le soir même, il n’a pas sauté de tétées, de repas, de sieste. Bref, il continue à mener sa vie de petit Crapouillou.

Ce n’est pas la place d’un bébé de 8 mois.
Il me semble qu’au contraire, c’est sa place. Je vais aux funérailles, PapaCrapouille ne peut pas se libérer. A qui faudrait-il que je le confie en attendant que la journée passe ? A la halte garderie ? A la voisine ? Personne ne peut me le garder ce jour là. Il me semble que sa place est avec sa maman, et sa maman va aux funérailles.

Je suis égoïste de vouloir l’amener.
Non, je ne prends pas mon fils avec moi aux funérailles pour me servir de lui comme doudou réconfortant face au vide de la mort et aux adieux forcés qu’elle cause.

Ca la blesse que je ne respecte pas sa volonté en tant que grand-mère.
Au delà de sa volonté en tant que grand-mère, ça la blesse que je ne fasse pas comme elle. J’ai grandi dans une bulle surprotectrice où on ne disait rien mais savait tout ce qui m’a conduite à me sentir exclue, rejetée et insignifiante. Le fait que je fasse le choix de ne rien cacher à mon fils, donc l’opposé de ce que j’ai vécu, je crois que c’est ça qui la blesse le plus.

La mort ça fait partie de la vie

C’est mon argument massue. On ne peut pas échapper à la mort et je ne ferai pas grandir mon fils chez Mickey et Minnie où seuls les méchants meurent hors caméra. Non. Crapouillou a déjà assisté à des funérailles d’un grand oncle de PapaCrapouille, tout le monde était ravi qu’il soit là. Car les enfants c’est la vie. Et malgré la mort, la vie continue.

 

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par accepter la vie comme elle est : avec un début et une fin.

Reprendre le travail … et y trouver des bons côtés

Comme je vous le répète souvent depuis la création du blog, j’ai été contrainte de reprendre le travail là où je rêvais de congé parental pour la première année de mon Crapouillou.

Le nuage

Tous les jours au départ je me levais et agissait comme un automate : je réveillais mon Crapouillou le plus tard possible, le temps de le changer, l’habiller, le mettre dans le cosy et en voiture Simone! Je n’arrivais pas à lui sourire, à lui parler, à le cajoler. Mon coeur se serrait au moment de le mettre dans la voiture et j’avais envie de pleurer. Moins j’avais d’échange avec lui, mieux je vivais cette déchirure (enfin c’est ce que je croyais!)

Le liseret argenté

Et puis les jours ont passé et tous les soirs je me suis rendue compte que mon Crapouillou était reposé, serein et surtout heureux de me retrouver. Moi de mon côté je reprenais une vraie vie sociale, le boulot m’imposant certaines contraintes et des horaires qui me poussaient à m’organiser. J’ai réussi à sortir de cette toute puissance maternelle qui nous pousse à vouloir être omniprésente pour nos enfants. J’ai accepté que dans la vie de mon fils d’autres personnes puisse enrichir ses horizons et que ça commençait dés à présent.

L’air de rien, cette prise de conscience m’a également aidée à retrouver une vie de femme et à m’autoriser, une fois par semaine, une soirée rien que pour moi : hello again salle de sport avec les copines!

Donc au final, même si mon coeur se serre toujours un peu quand je dépose mon Crapouillou chez la nounou, je suis heureuse qu’il ait une maman active et qu’il s’ouvre à d’autres horizons et à d’autres personnes.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par accepter de ne pas être le centre du monde de son Crapouillou.