« A tout à l’heure. Je t’aime »

Vous avez remarqué ces petites marques d’affection au quotidien tellement présentes qu’on n’y fait presque plus attention ?
Elles ponctuent quasi automatiquement nos phrases, un peu comme « Comment ça va? » vient systématiquement après « Bonjour ». Et bien depuis notre baby clash, ces automatismes de couple avaient disparu. Totalement.

Quand nous avons à nouveau réussi à retrouver des sentiments apaisés l’un vers l’autre, nos « Je t’aime » sont redevenus timides, rares, exceptionnels. Et quelque part un peu sacrés.

Cette spontanéité, cet automatisme, ce repère dans la vie quotidienne, signe que tout va bien, me manquait. Mais je ne le savais pas encore.

Ce week-end mon homme, occupé sur un chantier, m’appelle pour me dire qu’il va rentrer manger. Comme j’ai été occupée toutes la matinée par mon boulot, je n’ai pas pu faire nos courses hebdomadaires. Nous nous sommes donc mis d’accord sur des sushis (qui m’ont taaaaant manqué pendant ma grossesse!). Et en raccrochant, j’ai sorti un spontané : « A tout à l’heure. Je t’aime ».

Et j’ai entendu PapaCrapouille sourire au téléphone.

Je sais qu’il a relevé ce « je t’aime » automatique.

J’ai entendu son bonheur quand il a répond « A tout de suite. Moi aussi. »

Donner son lait

Etre une maman épanouie passait pour moi par allaiter son enfant.

C’était, depuis toujours, une évidence à mes yeux.

Et je dois vous avouer que j’aurais été très déprimée s’il y avait eu le moindre soucis avec l’allaitement. Fort heureusement, je suis bien gâtée par Dame Nature de ce côté là : non seulement je produis beaucoup de lait, mais le tout avec une REF (réflexe d’éjection fort, pour les non initiées) ce qui fait que Crapouillou a pris le pli : les tétées sont pliées en moins de 10 minutes!

Et du coup mon REF me sert finalement énormément pour tirer mon lait : 240ml en 10 minutes les jours de grande forme, mais ma moyenne tourne à 160/180ml (toujours en 10 minutes, au delà, plus rien ne sort).

Quand j’envisageais ma reprise de boulot forcée, je n’avais qu’une peur : que le stress et la fatigue du travail diminue ma lactation. Du coup j’ai loué précocement un tire-lait à la pharmacie, et j’ai passé deux semaines à faire du stock. Tant et si bien qu’aujourd’hui, j’ai toujours plus d’avance que ce que Crapouillou ne consomme. Et comme je tire toujours régulièrement (ne serait-ce que pour vider mes seins avant mes journées de boulot, histoire de « tenir » le plus longtemps possible) le stock ne désemplie pas.

J’ai donc décidé de faire don de mon surplus de lait au lactarium.

© Jeune maman épanouie ... ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

POURQUOI DONNER ?

Tout d’abord parce que, comme je le disais, je peux me le permettre. Largement. Comme j’ai l’habitude de dire à PapaCrapouille : « La prochaine fois on en fait deux d’un coup, avec un à chaque sein, j’m’en sortirai mieux! »

Ensuite, parce que je déteste le gâchi et qu’il est plus que probable que mon Crapouillou à lui tout seul ne va pas consommer tout ce stock déjà d’avance, ou du moins pas suffisamment vite pour désencombrer le congélateur (oui, nous avons un tiroir « dédié » à mon lait, tout à fait! merci les poches de congélation pour lait maternel d’ailleurs!).

Et enfin, parce que j’ai eu dans mon entourage des prématurés. Des très grands prématurés je devrais même dire. Quand bébé arrive avec près de 3 mois d’avance et lutte pour survivre, quand le corps de maman n’est pas prêt encore à fournir de quoi l’aider à se battre et que ça devient un combat pour maman également d’arriver à mettre en place une lactation (quand ça marche!), le lait du lactarium est souvent d’un grand secours.

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de donner.

Comme je tirais déjà mon lait, ça ne me prend pas plus de temps. Seulement au lieu de tout garder pour mon Crapouillou, 1 biberon sur 2 partira pour le lactarium. 🙂

COMMENT DONNER ?

Rien de plus simple : il suffit de contacter le lactarium le plus proche de chez vous et une conseillère se déplacera pour vous donner les biberons stérilisés et vous prescrire la prise de sang à réaliser.
Une fois que vous avez les biberons stérilisés, il suffit de respecter une certaine hygiène au moment de recueillir le lait, le mettre à refroidir dans votre frigo puis le mettre au congélateur.
Environ une fois par semaine, la conseillère passera récupérer le lait que vous avez pu tirer.

© Jeune maman épanouie ... ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

C’est le début d’une belle expérience qui commence donc pour moi. On va voir combien de temps je vais pouvoir donner. J’espère le plus longtemps possible 🙂