Mon mari, son blog et nous

Mon mari a un blog

C’est une phrase que je n’aurais jamais cru prononcer un jour! D’une part parce que je peine depuis 4 ans à le faire participer à notre blog familial privé, et d’autre part parce qu’il n’aime pas écrire. Voilà. Donc comment vouliez-vous que je m’attende un jour à ça :

 » Ma chérie, ça te dérangeait si j’ouvrais un blog ?
– Un blog ? Ah mais ça serait génial! *enthousiaste inside* Un blog de quoi ?
– Un blog sextoy. »

N38A1559

Le pavé. La marre. Le tsunami.

Après tout, pourquoi ne pourrait-il pas avoir son blog sextoy pour parler de sa passion. Oui. Sa passion. Sextoy. Vous ne rêvez pas !

Je vous avoue que vivre avec un passionné d’érotisme est un plus au quotidien O:) Mais l’idée qu’il ouvre son blog me terrifiait. Bien que je ne m’oppose pas à l’ouverture de son blog, j’ai quand même mis quelques conditions :

  • l’anonymat, pour des raisons évidents
  • le coût du blog : ok pour un nom de domaine, ok pour une offre minimale pour pouvoir stocker ses photos etc mais par contre hors de question qu’on fasse des frais pour tester certaines choses (vous n’imaginez jusqu’à quel prix certains « jouets » se vendent!)
  • lire ses articles avant publication. Bon, j’avoue, ce point là était surtout pour me rassurer au début, mais maintenant je les lis une fois publiés ^^

Et il créa son blog.

J’ai essayé de ne pas projeter mon angoisse et mes peurs sur son projet (malgré qu’elles furent nombreuses) et je l’ai laissé mener sa barque sans trop m’immiscer. Je lui donne mon avis, il en tient compte ou pas, mais au moins je sais ce qu’il va publier.

Mon mari, son blog et nous

De manière assez logique, la création de son blog a approfondi le dialogue entre nous, sur notre vie intime qui a connu ses aléas après la naissance de Crapouillou. Je ne vais pas rentrer dans les détails, je me contenterai simplement de vous dire que les choses n’ont jamais été aussi bien entre nous et je me surprends même à lui demander comme se passent ses tests et quand est ce qu’il reçoit le prochain colis de ses partenaires.

Récemment, je lui ai même demandé de m’obtenir quelque chose que j’ai envie de tester depuis que j’en ai entendu parlé! On m’aurait dit ça quand il a lancé son blog, je n’y aurai pas cru! Moi qui ne m’étais jamais penché sur la question sextoy, je découvre un tout nouvel univers depuis que mon homme a lancé son blog 😉

Voilà, c’est dit ^^ Et vous, vos compagn.e.on.s bloguent aussi ?

Enregistrer

Enregistrer

Au secours la fête des mères!

Demain matin on a atelier pour commencer le cadeau pour la fête des mères

Ma nounou, un soir de la semaine dernière, en récupérant Crapouillou.

Au secours!

L’impératif social de créer/acheter/trouver un cadeau pour une célébration m’étouffe! C’est sans doute contextuel au fait qu’on arrive dans une lourde période d’anniversaires dans ma famille et ma belle famille, mais je n’en peux plus! Et je me dis que mon Crapouillou, du haut de ses pas tout à fait deux ans, est déjà endoctriné dans cet impératif social et ça me désole… Tout comme je rêve d’un Noël sans cadeaux, je rêve d’une fête des mères sans collier de pâtes (bon, je dis ça, mais j’ai fondu devant le pseudo-poussin-mutant de Pâques en pâte à sel #ParadoxeBonjour!)

IMG_0567

Être mère …

… est quelque chose que je célèbre au quotidien.

La nuit, quand je ne dors pas car Crapouillou hurle dans mon oreille parce qu’il a fait un cauchemar et que JeunePapaEpanoui ronchonne en essayant de rassembler sa bienveillance pour le calin collectif de réconfort.

Le matin, quand je me réveille avec 2h de sommeil manquantes et que je trouve la force de jouer avec mon Crapouillou pour lui faire faire pipi, le changer, l’habiller, lui donner son petit déjeuner, lui apprendre à chercher l’éponge pour ramasser le jus d’orange qu’il renverse systématiquement (parce que c’est rigolo de renverser tout ce qui est liquide #PataugeurDeFolie)

La journée, quand je culpabilise de le mettre en crèche familiale à 3 rues de la maison (les joies de bosser à son compte #CulpabilitéMaternelle)

En fin de journée, quand il m’aperçoit de loi et court vers moi les bras tendus pour se blottir dans mon cou et me serrer très fort contre lui en m’appelant « Papa! » (non, je ne suis pas du tout en train de pleure en écrivant ces lignes #madeleines)

Le soir, quand je n’ai qu’une hâte : qu’il s’endorme! et que je n’arrive plus à le quitter une fois qu’il s’est endormi comme un ange…

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

BREF

Le jour venu, j’accepterai son cadeau en prenant soin de noter tous les détails du cadeau : « Oh, je vois que tu as mis du bleu là et du jaune ici! Et que tu as assemblé ça avec ça! Comme c’est joli! » et je prendrai soin de lui rappeler que le plus beau cadeau de maman, c’est lui. Ensuite, nous partiront en famille faire une activité inédite (la Cité de l’Espace ? le zoo de Plaisance ? la Casa Bambini ?)

Cité de l’Espace – Toulouse

Parce qu’en fin de compte, le plus important pour moi, c’est de passer du temps avec mon Crapouillou et JeunePapaEpanoui ❤

Cette thérapie de couple qui m’a révélée à moi-même

Comme vous le savez, nous avons commencé une thérapie de couple suite à la naissance de Crapouillou et à un incident survenu alors que nous essayions de retrouver une intimité.

Je savais que nous allions recoller les morceaux, que nous allions mettre les compteurs à zéro, que nous apprendrions à mieux communiquer, que nous nous retrouverions. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais apprendre des choses sur moi.

Et je dois saluer ici la compétence de notre thérapeute qui a su aller chercher au fond de moi des choses qui étaient tellement bien enfouies que j’ignorais leur existence. Et ces choses étaient enfouies profondément car mon esprit avait décidé de les occulter pour pouvoir grandir et avancer dans la vie. Toutefois, même si ces souvenirs étaient rangés dans un coffre fort ultra sécurisé, ils étaient toujours là dans un coin de mon cerveau et me rongeait intérieurement depuis des années.

Ca m’aura pris 20 ans pour mettre des mots sur mes maux, mais depuis cette fameuse séance (qui s’est soldé par une soirée de larmes et 2 jours de jeûne involontaire tellement j’étais retournée) je me gère mieux : je suis moins à fleur de peau, j’arrive mieux à expliquer certains mal-êtres sans agressivité, je suis plus proche de Papa Crapouille qui me comprend mieux (lui aussi a été assez bouleversé), nous savons maintenant pourquoi je suis surprotectrice avec Crapouillou.

La contrepartie de cette ‘révélation’, de cette libération, c’est que j’ai aussi pris conscience de tout ce que j’ai pu faire de mal à cause de ces souvenirs enfouis qui me rongeaient. Ma colère contre tou-te-s mes ancien-ne-s ami-e-s s’est évaporée d’un coup. Du même coup j’ai réussi à pardonner à ceux-celles qui m’avait blessée. Cependant je n’arrive pas à me pardonner moi d’avoir pu blesser des personnes comme j’ai pu le faire. Même si maintenant j’en connais la source, j’ai trouvé l’explication de mes comportements destructeurs envers les autres, expliquer n’excuse pas.
Et autant pardonner aux autres a été facile une fois les maux expliqués, autant se pardonner à soi-même est une autre paire de manche …

Bref, cette thérapie de couple est quand même salvatrice. Au delà d’avoir sauvé mon couple, je pense qu’elle m’a sauvée moi. Maintenant il va falloir que j’apprenne à me pardonner et à laisser de côté mes automatismes destructeurs d’enfant blessé.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par mettre des mots sur les maux du passé.