Petit cahier de communication non-violente

img_1915

Vous le savez, la bienveillance c’est ma marotte. Et en découvrant la bienveillance à travers mes lectures et ateliers j’ai découvert la communication non-violente. Je vous avoue que, même si le sujet est abordé chez Filliozat, Gueguen, Faber et Mazlisch, etc… j’avais envie de me pencher sur la CNV en dehors de l’angle éducatif et relation à l’enfant mais je n’avais pas envie de me rajouter un énième livre à lire #chieuse

C’est là que j’ai découvert le Petit Cahier d’exercices de Communication Non Violente aux éditions Jouvence. Séduite par le format et le prix (6.9 €), j’ai tout de suite commandé chez ma libraire et je n’ai pas été déçue! C’est un véritable hybride entre cahier et guide. Le format et même la texture du papier m’ont convaincue avant même de me plonger dans la lecture et les exercices (c’est TELLEMENT important l’aspect et le toucher des livres #nerd).

J’ai été encore plus convaincue quand j’ai lu et fait les exercices, toujours avec plaisir grâce aux illustrations douces et pertinentes de Jean Augagneur, et toujours armée de mes stylos préférés , mes fluos et de mes crayons de couleurs 😀

img_1919

L’articulation du cahier en 9 thèmes est vraiment bien faite et progressive. Après une présentation de la CNV et de ses principes, on rentre directement dans le vif du sujet avec des exercices (questions, coloriages, dessins) pour prendre conscience de soi (poids, émotions, sentiments, besoins, envies…). Pour un ouvrage sur la communication, on parle beaucoup de soi-même.

Et pour cause! Pour communiquer avec autrui il faut être en phase avec soi-même. Si on ne sait pas nous mêmes ce dont on a besoin, comment l’exprimer à l’autre !?

img_1918

img_1926

Je ne suis pas neutre face à ce cahier d’exercices car je connaissais déjà la CNV par le biais de l’éducation bienveillante, mais je suis ravie de l’avoir acheté. Il m’a aidé à renforcé certains principes vu en ateliers Faber & Mazlisch. Je pense sincèrement que c’est un outils suffisant pour découvrir et se mettre à la CNV au quotidien. Les plus curieu.x.ses investiront dans des ouvrages plus complets ou plus méditatifs selon les personnalités, mais on peut très bien se contenter de ce cahier amha 🙂

En conclusion : je recommande +++ que vous soyez déjà initiée ou que vous ayez envie de découvrir!

Enregistrer

Enregistrer

Cette thérapie de couple qui m’a révélée à moi-même

Comme vous le savez, nous avons commencé une thérapie de couple suite à la naissance de Crapouillou et à un incident survenu alors que nous essayions de retrouver une intimité.

Je savais que nous allions recoller les morceaux, que nous allions mettre les compteurs à zéro, que nous apprendrions à mieux communiquer, que nous nous retrouverions. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais apprendre des choses sur moi.

Et je dois saluer ici la compétence de notre thérapeute qui a su aller chercher au fond de moi des choses qui étaient tellement bien enfouies que j’ignorais leur existence. Et ces choses étaient enfouies profondément car mon esprit avait décidé de les occulter pour pouvoir grandir et avancer dans la vie. Toutefois, même si ces souvenirs étaient rangés dans un coffre fort ultra sécurisé, ils étaient toujours là dans un coin de mon cerveau et me rongeait intérieurement depuis des années.

Ca m’aura pris 20 ans pour mettre des mots sur mes maux, mais depuis cette fameuse séance (qui s’est soldé par une soirée de larmes et 2 jours de jeûne involontaire tellement j’étais retournée) je me gère mieux : je suis moins à fleur de peau, j’arrive mieux à expliquer certains mal-êtres sans agressivité, je suis plus proche de Papa Crapouille qui me comprend mieux (lui aussi a été assez bouleversé), nous savons maintenant pourquoi je suis surprotectrice avec Crapouillou.

La contrepartie de cette ‘révélation’, de cette libération, c’est que j’ai aussi pris conscience de tout ce que j’ai pu faire de mal à cause de ces souvenirs enfouis qui me rongeaient. Ma colère contre tou-te-s mes ancien-ne-s ami-e-s s’est évaporée d’un coup. Du même coup j’ai réussi à pardonner à ceux-celles qui m’avait blessée. Cependant je n’arrive pas à me pardonner moi d’avoir pu blesser des personnes comme j’ai pu le faire. Même si maintenant j’en connais la source, j’ai trouvé l’explication de mes comportements destructeurs envers les autres, expliquer n’excuse pas.
Et autant pardonner aux autres a été facile une fois les maux expliqués, autant se pardonner à soi-même est une autre paire de manche …

Bref, cette thérapie de couple est quand même salvatrice. Au delà d’avoir sauvé mon couple, je pense qu’elle m’a sauvée moi. Maintenant il va falloir que j’apprenne à me pardonner et à laisser de côté mes automatismes destructeurs d’enfant blessé.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par mettre des mots sur les maux du passé.