Un beau matin, sans prévenir

Y a des nouveaux sous-vêtements qui sèchent sur mon balcon. Par cette chaleur caniculaire, en une demi-heure ils sont secs. En moins d’une heure, je peux les laver, les sécher puis les ranger et les plier. Enfin l’inverse.

Ils m’ont un peu prise de court. Je n’étais pas préparée à laver de nouveau sous-vêtements, à les étendre, à les plier et à les ranger.

Je m’interroge encore sur la manière dont ils sont arrivés là.

Pourtant je me rappelle bien les avoir achetés. Mais de là à ce qu’ils rentrent dans le grand cycle lave-linge, balcon, pliage, tiroir… Ca m’ébahit encore.

Comme j’écris ce billet je les vois, là, ces nouveaux sous-vêtements qui se balancent nonchalamment au grès du vent des fous.

Je dois peut être être un peu folle moi même d’être choquée par leur arrivée dans nos vies. Après tout, je devais bien m’en douter qu’un jour ça arriverait. Je pensais sans doute que j’aurais plus de temps. Au moins peut être encore une année. Pour m’y faire, pour m’y préparer, pour panser le temps qui passe.

Mais non.
Ca m’est tombé dessus d’un coup.
Pas le temps de m’y préparer.
Après tout, j’avais déjà eu deux ans pour y penser.
Mais deux ans c’est encore si petit … non ?

Un beau matin, sans prévenir, Crapouillou n’a plus voulu de couche.
Un beau matin, sans prévenir, il a été propre.

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