Je suis une jeune maman épanouie … ou presque! #07

Deux semaines plus tôt dans mon billet du dimanche, je partageai mes astuces pour rebooster la lactation et la semaine dernière je vous faisais un compte rendu de lecture sur LE livre sur l’allaitement qui, l’air de rien, m’a vraiment aidé dans ma désorganisation chronique. Ces articles ayant rencontré un franc succès, j’ai décidé de consacrer une semaine entière aux seins à l’allaitement!

Parce que oui, une des grandes questions que l’on se pose quand on est enceinte : sein ou biberon ? Et à ce sujet, il y a deux écoles : les pro-allaitement et les pro-biberon ? Non. Je dirais plutôt : les choix faits en pleine conscience et les faux choix (ou choix subis).
Effectivement, nous vivons dans une société qui adore malmener l’image de la femme pour en faire un objet sexuel : entre la norme du glabre, le tabou du vieillissement, hygiène qui frôle l’aseptisation, honte des fonctions naturelles du corps (non, non, avoir ses règles ce n’est pas sale!) la Femme est malmenée et remise en question dans en permanence.
Dans ce contexte de société fortement marquée par le patriarcat de nos jours encore, les femmes dans leur maternité n’échappent pas à toute cette pression intériorisée (ça fait tellement longtemps qu’on en bouffe de la Barbie qu’on ne s’en rend même plus compte!).

Du coup pour certaines femmes l’allaitement est vécu comme quelque chose de trop bestial et qui entache leur féminité, donc même si elles souhaiteraient allaiter, cette pression sociale les en dissuadent. Quant à celles qui essaient, avec toutes les conneries remarques qu’elles entendent, et le peu de soutien manque de formation du corps médical, elles arrêtent bien vite (on ne le dira jamais assez : une maman a suffisamment de lait et il est suffisamment nutritif pour son bébé dans  99% des cas ET un allaitement bien mis en place et bien mené n’est pas douloureux).

Vous l’aurez compris, j’ai un avis très tranché sur la question. Pour autant, je ne juge pas les mamans qui prennent la décision de ne pas allaiter, je les comprends car allaiter de nos jours s’approche parfois d’une véritable revendication!

Cette semaine donc, je ne refais pas le débat, je partage simplement avec vous le cheminement qui m’a conduit à l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois et à un allaitement long et je vous parle de cet allaitement dans tous les aspects de ma vie.

Mardi dans Maman travaille je vous dis comment je concilie travail et allaitement mais également comment j’ai fait fi de toutes les remarques peu encourageantes.

Mercredi dans Maman est amoureuse je partage toujours un peu notre intimité : PapaCrapouille, mes seins et moi!

Jeudi dans Maman est belle je vous parlerai de «  »l’entretien » » (vous verrez pourquoi les doubles guillemets jeudi ;)) de ma poitrine et j’en profite pour pousser un petit coup de gueule (voire deux!)

Vendredi dans Maman fait … je vous parle de l’allaitement et du tout début de la diversification.

Samedi retrouvez mon post 53 billets en 2015

Excellente semaine à tou-te-s !

 

Rebooster la lactation en 4 étapes simplissimes!

Un petit article aujourd’hui pour vous parler de mes seins d’allaitement!

Effectivement, je vous confiais récemment qu’en m’étant laissée déborder en fin d’année, j’avais mis en péril ma lactation. Dieux merci, j’ai réussi à relancer la machine le plus simplement du monde! Et aujourd’hui je vous dis ce qui a marché pour vous, en espérant que ça puisse vous aidez 😉

1 – Buvez!

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Oui c’est tout bête, mais il ne faut pas oublier de boire quand on allaite! Moi qui ai tendance à m’oublier, j’ai passé une période à avoir constamment soif et, manque de temps, je ne buvais pas suffisamment.
Et la cerise sur le gâteau : si vous avez le temps de vous faire une infusion. En effet, Weleda a une très bonne infusion pour l’allaitement qui aide aussi Crapouillou pour sa digestion 😉

2 – Mangez!

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Et allez y franchement. N’hésitez pas! Prise dans le tourbillon du boulot et le quotidien chamboulé qui mettait du temps à se mettre en place, je bâclais les repas. Ou alors PapaCrapouille faisait quelque chose sur le pouce. Bref, ça ne suffisait pas!
Je ne sortais pas de table en ayant faim, mais en faisant un peu attention à mes sensations, je me suis vite rendue compte que mon estomac attendait plus.
Du coup j’ai écouté mon corps et répondu à ses besoins : autant de nourriture qu’il lui en fallait pour pouvoir m’aider à affronter mes journées et produire ce qu’il fallait pour mon Crapouillou.

3 – Dormez!

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Après une journée éreintante à courir entre le kiné pour la rééducation, la journée de boulot, la réunion qui n’en finit pas, les courses à faire, le bain à donner, le repas à cuisiner, Crapouillou à endormir et coucher… Je me posais il était 21h et comme j’avais envie de passer du temps avec PapaCrapouille, je ne me couchais pas avant 23h30, voire minuit.
Quand j’ai constaté que ma lactation baissait dramatiquement, j’ai tout planté (kiné, réunion, courses, etc) et je me suis mise au lit en même temps que Crapouillou (merci le cododo) c’est à dire à 19h30!
Je ne dormais pas forcément de suite parce qu’il fallait d’abord endormir Crapouillou d’une part et trouver le sommeil de l’autre, mais j’étais détendue et je lisais des histoires à mon fils même s’il est trop petit pour comprendre. Ce moment de détente nous aidait tous les deux à nous endormir jusqu’au lendemain matin 7h et ces nuits de 10h de sommeil ont sauvé ma lactation!

4 – Rythmez les tétées

 © Jeune maman épanouie (ou presque!)

© Jeune maman épanouie (ou presque!)

Jusque là les tétées étaient à la demande : quand Crapouillou râlait, je le changeais, je jouais un peu et si rien n’y faisait, hop! au sein! Ce qui fait qu’à 5 mois il tétait encore toutes les deux heures environs, mais ça dépendait s’il dormait ou pas, s’il voulait jouer ou pas, s’il voulait être dans mes bras ou pas, si je pouvais lui donner de suite ou pas… Bref, nous n’avions pas de rythme fixe des tétées et ça, je crois que mon corps avait du mal à le gérer.
Pour sauver ma lactation j’ai donc décidé d’espacer les tétées d’une heure de plus, pour laisser le temps à mon corps de refaire un peu de stock entre deux tétées et aussi pour l’habituer à produire à heures fixes. Et en un week-end nous nous sommes calés à une tétée toutes les 3h, grâce à PapaCrapouille qui s’occupait de Crapouillou de tétée h+2 à h+3 (oui parce que c’est dur de s’occuper d’un Crapouillou qui a faim sans lui mettre la cantine sous le nez quand on allaite!)

Maintenant je suis fière de dire que mon Crapouillou est arrivé à ses 6 mois allaité exclusivement. Ma lactation se porte à merveille, j’ai pu recommencé à donner mes 2L hebdomadaire au lactarium. Nous allons commencer la diversification très prochainement, et je compte bien continuer de l’allaiter aussi longtemps que possible 🙂

Je me suis laissée bouffer

Bon voilà, en fin d’année j’écrivais un article sur le fait que j’essaierai de ne pas me laisser bouffer par le boulot.

J’ai tenu bon quoi ? 10 jours ? 15 jours maximum ? Et après le boulot s’est rattrapé et m’a avalée toute crue! Je n’ai pas fait faire d’heures supplémentaires à la nounou, mais je me suis épuisée. Je ne voulais pas que mon fils ait moins de temps que prévu avec sa mère à cause du travail, donc en journée j’ai doublé (voire triplé) ma productivité pour pouvoir partir à l’heure sans que ça me soit reproché.

Et ça a bien marché je dois l’avouer : non seulement on ne m’a rien reproché, mais on m’a en plus félicitée d’être aussi compétente en retour de congé maternité. On m’a même laissé comprendre qu’il se pourrait que je sois embauchée à durée indéterminée durant 2015.

Toujours le même temps passé avec mon Crapouillou, une embauche durable à la clé… Que du bon ?

© Jeune maman épanouie … ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

Et bien non.

J’étais vraiment fatiguée, ça a mis en péril ma lactation et j’ai eu beaucoup de mal à maintenir une vie sociale digne de ce nom et à préparer les fêtes de fin d’année. J’ai du délaisser ce blog. Et je me couchais en même temps que mon fils (oui oui, à 19h30 au lit!). Papa Crapouille m’a réellement soutenue dans cette fin d’année et je crois même qu’il a apprécié que Crapouillou et moi nous couchions si tôt en fin de compte, comme ça il a pu avoir un peu de temps pour lui (qu’il n’avait pas encore eu depuis que Crapouillou est né, contrairement à moi qui avait réussi pendant mon congé maternité à me prendre quelques demi-journées rien que pour moi)

Qui dit nouvelle année, dit nouveau départ. L’enjeu d’une embauche durable ayant été évoquée, j’ai pris la décision de maintenir un travail soutenu à quelques conditions :
– ne pas rentrée épuisée à la maison : bien que Papa Crapouille ait apprécié ces quelques semaines où il pouvait cultiver son jardin secret le soir, nous étions contents quand ça s’est calmé
– ne pas faire en mi-temps ce qu’on demande à un temps plein : oui je sais, c’est eu peu bête, mais si j’abats le travail des collègues à temps plein en étant en mi-temps ça va tous nous pénaliser en fin de compte, donc je lève le pied!
– laisser le boulot au bureau : ça j’ai vraiment du mal! Je ramène beaucoup de travail à la maison et ça me prend pas mal de temps sur nos week-ends. Il faut vraiment que j’arrive à me discipliner et à ne travailler qu’au bureau
– travailler en équipe : je ne suis pas quelqu’un qui travaille beaucoup collectivement, j’ai toujours eu du mal avec la critique constructive que j’ai longtemps vécu comme une critique tout court, mais cette année, non seulement je l’accepte mais je vais la chercher! Or de question de perdre du temps en voulant me débrouiller seule alors qu’un-e collègue peut m’aider à résoudre mon soucis en 5 minutes.

Souhaitez moi bonne chance!

On fait le bilan de ces résolutions dans quelques mois ? 😉

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!), c’est pouvoir jongler entre travail et vie de famille!

Donner son lait

Etre une maman épanouie passait pour moi par allaiter son enfant.

C’était, depuis toujours, une évidence à mes yeux.

Et je dois vous avouer que j’aurais été très déprimée s’il y avait eu le moindre soucis avec l’allaitement. Fort heureusement, je suis bien gâtée par Dame Nature de ce côté là : non seulement je produis beaucoup de lait, mais le tout avec une REF (réflexe d’éjection fort, pour les non initiées) ce qui fait que Crapouillou a pris le pli : les tétées sont pliées en moins de 10 minutes!

Et du coup mon REF me sert finalement énormément pour tirer mon lait : 240ml en 10 minutes les jours de grande forme, mais ma moyenne tourne à 160/180ml (toujours en 10 minutes, au delà, plus rien ne sort).

Quand j’envisageais ma reprise de boulot forcée, je n’avais qu’une peur : que le stress et la fatigue du travail diminue ma lactation. Du coup j’ai loué précocement un tire-lait à la pharmacie, et j’ai passé deux semaines à faire du stock. Tant et si bien qu’aujourd’hui, j’ai toujours plus d’avance que ce que Crapouillou ne consomme. Et comme je tire toujours régulièrement (ne serait-ce que pour vider mes seins avant mes journées de boulot, histoire de « tenir » le plus longtemps possible) le stock ne désemplie pas.

J’ai donc décidé de faire don de mon surplus de lait au lactarium.

© Jeune maman épanouie ... ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

POURQUOI DONNER ?

Tout d’abord parce que, comme je le disais, je peux me le permettre. Largement. Comme j’ai l’habitude de dire à PapaCrapouille : « La prochaine fois on en fait deux d’un coup, avec un à chaque sein, j’m’en sortirai mieux! »

Ensuite, parce que je déteste le gâchi et qu’il est plus que probable que mon Crapouillou à lui tout seul ne va pas consommer tout ce stock déjà d’avance, ou du moins pas suffisamment vite pour désencombrer le congélateur (oui, nous avons un tiroir « dédié » à mon lait, tout à fait! merci les poches de congélation pour lait maternel d’ailleurs!).

Et enfin, parce que j’ai eu dans mon entourage des prématurés. Des très grands prématurés je devrais même dire. Quand bébé arrive avec près de 3 mois d’avance et lutte pour survivre, quand le corps de maman n’est pas prêt encore à fournir de quoi l’aider à se battre et que ça devient un combat pour maman également d’arriver à mettre en place une lactation (quand ça marche!), le lait du lactarium est souvent d’un grand secours.

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de donner.

Comme je tirais déjà mon lait, ça ne me prend pas plus de temps. Seulement au lieu de tout garder pour mon Crapouillou, 1 biberon sur 2 partira pour le lactarium. 🙂

COMMENT DONNER ?

Rien de plus simple : il suffit de contacter le lactarium le plus proche de chez vous et une conseillère se déplacera pour vous donner les biberons stérilisés et vous prescrire la prise de sang à réaliser.
Une fois que vous avez les biberons stérilisés, il suffit de respecter une certaine hygiène au moment de recueillir le lait, le mettre à refroidir dans votre frigo puis le mettre au congélateur.
Environ une fois par semaine, la conseillère passera récupérer le lait que vous avez pu tirer.

© Jeune maman épanouie ... ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

C’est le début d’une belle expérience qui commence donc pour moi. On va voir combien de temps je vais pouvoir donner. J’espère le plus longtemps possible 🙂