Un an de maternage

Voilà, nous y sommes : Crapouillou a passé la barre des un an.

Un an d’allaitement.
Un an de nuits irrégulières.
Un an de câlins.
Un an de stress face à ses pleurs.
Un an de portage.
Un an de cododo.
Un an de bienveillance.
Un an de découverte du monde.
Un an de coeur qui déborde de bonheur.
Un an de doutes.
Un an de jeunes parents.
Un an de bonheur.

J’avais besoin de faire le point sur nos choix, nos valeurs, la direction que nous avons prise.

L’allaitement

© Jeune Maman Épanouie - ou presque

© Jeune Maman Épanouie – ou presque

Le plus grand bonheur de toute ma vie. Je ne reviendrais sur la décision d’allaiter pour rien au monde. Si c’était à refaire, je referais de suite (même les fois où il m’a mordue et où j’ai dit « Cette fois c’est bon, j’arrête »). Je ne connais rien d’aussi puissant que de donner le sein à son enfant. Ce sentiment d’équilibre parfait, cette pleine conscience de lui donner le meilleur, sa façon toute naturelle d’enfouir sa tête tout contre mon coeur… ❤
Je n’étais pas sûre de tenir autant. Je vise depuis le départ 18 mois minimum, mais avec la reprise du boulot ça a été sacrément dur à tenir. Et là avec ma mutation et mes 320Km quotidiens, je ne sais pas si je tiendrais encore… Alors je savoure chaque tétée comme si c’était la dernière, car j’en très certainement plus passées qu’à venir désormais.

Le cododo

CODODO

Personnellement, j’adore! PapaCrapouille était plus réticent. Mais maintenant que Crapouillou maîtrise le quatre pattes à fond et commence à marcher et qu’il ne pleure plus au milieu de la nuit mais nous rejoint et grimpe sur le lit sans nous réveiller tout à fait, ça passe mieux!

La bienveillance éducative

Affiche téléchargeable et imprimable ;)

Affiche téléchargeable et imprimable 😉

C’est mon défi au quotidien. Ca me tient tellement à coeur et ça me prend tellement d’énergie que j’y consacre toute une section de ce blog. Je constate néanmoins que je suis de plus en plus sereine de manière globale dans ma vie grâce à ça. J’ai l’impression de relativiser énormément, de mieux réagir dans les situations de conflit et d’agression, d’être plus sereine de manière générale. C’est de moins en moins un défi pour moi et de plus en plus naturel.
Et je ne suis évidemment pas la seule à en tirer des bénéfices : Crapouillou est un bébé « épanoui, curieux et heureux » dixit Nouvelle Nounou et ses copines de la crèche familiale.

Portage

PORTAGE

Dés que le premier trimestre de grossesse fut passé, j’ai offert à PapaCrapouille une écharpe de portage car j’adorais tout simplement l’idée de le porter enveloppé tout contre nous. Mais PapaCrapouille était en stress constant lorsqu’il faisait les noeuds et, arrivés les jours chauds, l’écharpe s’est vite révélée étouffante pour tout le monde.
Comme il était hors de question que nous abandonnions le portage, nous avec opté pour un préformé, un Manduca, et ce fut la révélation! PapaCrapouille porte Crapouillou très souvent et très sereinement, et nous n’avons pas ressorti l’écharpe depuis des mois!

Au bout d’un an …

Je suis plus sûre de moi que jamais dans nos choix éducatifs. J’apprends à composer avec le caractère de Crapouillou qui s’affirme de plus en plus. J’essaie de maintenir mon allaitement malgré beaucoup de fatigue et mes 4h de trajet ferroviaire quotidien (j’aimerais tellement aller jusqu’au sevrage naturel!). Je profite de chaque instant passé avec mes hommes, ensemble ou indépendamment l’un de l’autre. Bref, au bout d’un an, je suis plus sûre de moi que jamais et je panse chaque jour passé loin de mon Crapouillou par des jeux, des comptines, des câlins, des chatouilles, des tétées, des sorties… Bref, j’essaie d’être, plus que jamais, une jeune maman épanouie ! 🙂

Matins câlins

En ce moment, je ne fais que des cauchemars dans lesquels PapaCrapouille a tous les torts et fini par s’en aller et nous abandonner (ou pire, s’en aller avec notre Crapouillou!). Dur dur de gérer cet inconscient qui me travaille, car jamais de la vie PapaCrapouille ne nous abandonnerait, et encore moins ne couperait son Crapouillou de MamanCrapouille. D’ailleurs quand nous avant vécu ce que, je crois, nous pouvons appeler notre baby clash et que nous avons songé à nous séparer, jamais il n’a été question de séparer Crapouillou de l’un ou de l’autre de ses parents. Tout ça pour dire : mes cauchemars, ces choses incontrôlables, qui font que je me réveille toujours contrariée, énervée et triste.

Dans ce contexte, pas facile de passer des mâtins câlins familiaux.

En général je me lève, laissant Crapouillou dormir paisiblement dans son berceau et offrant à PapaCrapouille toute la place dans le lit, pendant que je file sous la douche me laver de ces cauchemars et finir de me réveiller entièrement.

Seulement voilà, les matins câlins, blottie dans les bras de PapaCrapouille, ça commence à me manquer sérieusement. Heureusement ce matin, avant de partir, PapaCrapouille a frappé timidement à la porte de la salle de bain :

Je peux entrer pour te faire un bisou avant de partir ?

Et là, dans la salle de bain, alors que je finissais de me sécher les cheveux, nous avons eu notre matin câlin malgré tout : PapaCrapouille m’a trouvée très belle (les cheveux en bataille à moitié humide, du dentifrice encore au coin des lèvres et l’oeil rouge à cause d’une éclaboussure… Mais pourquoi on s’embête à vouloir être belle ?), il m’a dit que notre Crapouillou s’était un peu réveillé au son de la douche puis rendormi aussitôt grâce à la réactivité de son papa, il a rajouté qu’il était heureux comme jamais et qu’il était confiant en notre avenir.

Devant tant de tendresse, je me suis blottie contre lui (avec mes cheveux n’importe comment, ma trace de dentifrice et mon oeil rouge, donc) et nous avons eu malgré tout notre matin câlin. Une fois remise de mes cauchemars. Juste avant qu’il ne parte. Un peu comme deux amants secrets qui profitent d’un instants furtifs.

Et croyez moi, ça fait du bien, un matin câlin.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par des instants tendresse avec Papa.