Je me suis formée à la parentalité bienveillante

Hey bonjour! It’s been a while 🙂

J’ai mis du temps à faire cet article parce que je voulais avoir du recul sur la formation Faber et Mazlish que nous avons faite au printemps. Formation quoi ? « Nous » ?

Adele Faber et Elaine Mazlish sont les co-auteurs de livres à succès sur la parentalité tels que Parler pour que les enfants écoutent. Ecouter pour que les enfants parlent, Frères et soeurs sans rivalité ou encore Parents épanouis, enfants épanouis. Enceinte, en découvrant la parentalité bienveillante (Filliozat, Gueguen, Faber & Mazlish et toute la clique) j’avais bien entendu acheté leur livre phare Parler pour que les enfants écoutent. Ecouter pour que les enfants parlent. Je l’avais dévoré, je l’avais trouvé plein de bon sens pour communiquer aussi bien avec les enfants que les adultes (j’ai d’ailleurs commencé par tester sur mon homme, ahahah!). Cependant avec la fatigue, le stress du boulot … bref, les aléas de la vie, j’avais du mal à l’adapter au quotidien et je me suis retrouvée plusieurs fois à deux doigts de hurler sur Crapouillou d’épuisement et de frustration car je n’arrivais pas à être la maman que je voulais être.

Je nous ai donc inscrit aux ateliers Faber et Mazlish. Oui, oui, tu as bien lu. NOUS. C’est à dire que mon homme n’a jamais pris le temps de lire les livres, donc ne comprenait pas toujours ce que je voulais faire et s’impatientait souvent. J’ai pris le taureau par les cornes et l’ai embarqué avec moi dans cette formation.

Déroulement des ateliers

La formation prend la forme d’ateliers avec d’autres parents. Je m’attendais à trouver d’autres couples mais malheureusement il n’y avait que deux papas pour dix mamans à la formation (et apparemment c’était assez exceptionnel!). La formation se décline donc en 7 ateliers articulés autour des thématiques suivantes :

1 – Aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles
2 – Susciter la coopération
3 – Remplacer la punition
4 – Encourager l’autonomie
5 – Compliments et estime de soi
6 – Aider les enfants à cesser de jouer des rôles
7 – Révision finale

A chaque atelier, nous partagions nos expériences de parents, faisions des exercices de mise en situation pour voir ce que nous faisons par réflexe et ce que propose Faber et Mazlisch, réfléchissions ensemble à comment faire autrement, appréhendions les différents concepts et conseils apportés par la formatrice et faisions des exercices dans le cahier de travail  qui accompagne les ateliers. Oui, je sais, dit comme ça c’est pas sexy (et pour cause, c’est juste une description factuelle ^^’)

Notre avis

Cette formation a accordé nos violons. Déjà elle a rassuré mon homme sur son rôle de père et les difficultés que nous pouvions rencontré avec Crapouillou. Dur dur de déconstruire le schéma que la société nous balance à toutes les sauces via la pub, les films, les séries… L’inconscient collectif pèse énormément chez certains jeunes parents (comme Papa Crapouille) et l’échange avec les autres parents a été déterminant dans cette formation : tout le monde galère. Ouf!

Nous avons désormais des outils concrets adaptés à l’âge de Crapouillou mais aussi et surtout pour l’accompagner en grandissant. C’est un peu ce qui manquait à Papa Crapouille pour être à 100% avec moi dans cette démarche. A ses yeux ma volonté de bienveillance frôlait le laxisme et il fallait « marque le coup » quand Crapouillou faisait des «  »bêtises » » (notez les doubles guillemets)

Et puis la formation sans le livre, c’est faisable. Et ça c’était la vraie bonne surprise. Pendant presque un an j’ai tenté de faire lire le livre à Papa Crapouille sans succès (tu t’en doutes bien). Quand j’ai appelé pour nous inscrire, la formatrice m’a rassurée immédiatement sur le fait que la formation était indépendante du livre et que Papa Crapouille pouvait venir sans l’avoir lu.

Indépendante mais tout de même complémentaire. Moi qui avais lu le livre, j’avoue que passer de la théorie à la pratique a été vraiment un plus (+) non négligeable. Le livre était pour moi une succession de théories que je ne savais concrètement pas appliquées à mon quotidien (enfin certaines). Ce qui rejoint le premier point : l’échange avec les autres parents.

Je pense que c’est vraiment la clé de cette formation : ne pas être seul.e dans son coin. Echanger, discuter, réfléchir à plusieurs… Nous avons eu la chance d’être dans un groupe très dynamique et sympathique où il n’y avait aucune langue de bois et au sein duquel nous pouvions parler ouvertement de certaines situations.

Et maintenant ?

La formation a commencé en avril et s’est finie fin juin. J’ai attendu pour faire un article à ce sujet car je voulais attendre de voir les bénéfices concrets chez nous, avec notre Crapouillou au caractère si affirmé et si déterminé qui ne gère pas encore la frustration très bien. Et je pense qu’après deux mois de vacances avec mon Crapouillou H24 je peux l’affirmer : cette formation à changer notre relation.

Je serai honnête : j’ai eu du mal à appliquer les choses au départ. J’étais toujours dans mon quotidien, toujours fatiguée, toujours stressée, et chaque tentative infructueuse me plongeait dans une humeur très maussade. Malgré tout, j’ai persisté. Après tout, si j’avais besoin de temps pour me discipliner à appliquer la formation, Crapouillou avait certainement aussi besoin de temps pour comprendre qu’il était écouté, tester les limites de cette approche et se sentir libre de s’exprimer dans ce nouveau cadre.

Au bout de quelques semaines pourtant, les choses ont changé à la maison. Déjà entre Papa Crapouille et moi. Nous avons commencé par appliquer les conseils et outils de la formation à nous mêmes. En effet, l’approche Faber et Mazlish s’appuie sur la communication non violente, donc les conseils donnés pour les enfants sont transposables aux adultes. Et puis Crapouillou a commencé à comprendre que ses parents lâchaient prise sur les choses non essentielles (l’heure du coucher, finir son assiette, partir là dans la minute parce qu’on est pressé, etc) et l’écoutaient vraiment. Le changement est radical !

Encore récemment, nous avons pu constater toute l’étendue de cette approche bienveillante. Crapouillou est en phase de sevrage de la tétée du soir. Vous imaginez, pour un loulou habitué à téter pour s’endormir depuis deux ans déjà, c’est très dur de s’arrêter. J’ai donc appliqué les conseil reçu au premier atelier :

  • écouter en silence et avec attention
    Bon ici, Crapouillou ne parlant pas encore vraiment, j’ai juste écouté ses séries de « nononononononononononon » et « mamaaaaaa MAMAH! mamahahah! » en pleurs. Et ce fut rude. Mon coeur s’est arrêté, a fait des loopings, a failli exploser plus d’une fois)
  • Accueillir les sentiments à l’aide d’un mot
    Pour Crapouillou c’était plutôt une caresse dans le dos, un geste tendre pour dire « Je suis là, je t’écoute »
  • Nommer le sentiment
    Alors ça, c’est vraiment la formule magique : « Je vois que tu es vraiment triste que la tétée du soir soit finie » en général il se calme et dit « ui » en séchant ses larmes
  • Utiliser l’imaginaire pour offrir ce qu’ils désirent
    « Si on tétait on se mettrait dans le fauteuil et on y resterait jusqu’à ce que tu t’endormes » Et là en général j’ai droit à un gros câlin et il s’endort ainsi. La violente expression de sa tristesse n’a duré que quelques jours, son père et moi n’étions pas désarmés et nous avons pu y répondre de manière bienveillante et empathique, et maintenant il s’endort le soir paisiblement en nous faisant un câlin (prochaine étape : l’endormissement autonome!)

Cette approche marche avec Crapouillou pour beaucoup de situations : le refus d’aller dans le siège auto, de partir du parc, de changer la couche, etc. La formation Faber et Mazlish nous permet vraiment de vivre la première phase d’opposition (le Terrible Two) de manière sereine et empathique.

 

Bon, je voulais faire court pour la reprise et voilà que j’écris un pavé (et encore je me suis limitée!).  Pour les toulousain.e.s intéressé.e.s par la formation, nous l’avons faite avec l’association Parents Aujourd’hui. N’hésitez pas à vous renseigner sur les formations près de chez vous car elles fleurissent partout en France ces dernières années 🙂

 

 

La reprise

J’écris ce billet dans la rame de métro qui m’amène à mon rdv médical de 19h45. Pas une semaine ne se passe sans que je ne pense à mon blog. J’aimerais reprendre, j’aimerais partager avec vous tout ce qui me fait évoluer en tant que maman, tout ce que mon fils m’apprend, tout que JeunePapaEpanoui et moi vivons… Mais je ne trouve pas le temps.

La (peut-être) future ex-carrière

Il faut dire que changer de carrière m’a mise K.O. Je ne peux pas partir de mon précédent emploi. J’ai cherché mille solutions et ai finalement opté pour la seule porte de sortie supportable : un mi-temps annualisé si ma demande de mise en dispo est refusée.Ce processus m’a vidée d’une partie de mon énergie, je suis contente d’avoir finie par trouver une solution optimale à défaut d’idéale. En attendant, croisez les doigts pour moi. Résultats cet été.

La photographie

C’est quelque chose que j’ai développé, à laquelle je me suis consacrée corps et âme. Et ça marche! Mon entreprise commence à rayonner, on me recommande, j’ai des clients inconnus qui me contactent, je suis sortie des recommandations de mes connaissances et on commence à reconnaitre mon travail. J’ai participé à des shootings d’inspiration complètement pharaoniques, j’ai été publiée sur des blogs mariage, j’ai d’autres shootings en préparation… Bref, je bosse dur et ça porte ses fruits. Mais, forcément, ça me demande beaucoup de temps. Temps que je n’ai plus après pour bloguer.

Jeune Papa Epanoui et moi

Je ne saurais vous dire à quel point je me surprends au quotidien : tous les jours, je re-découvre cet homme merveilleux que j’ai épousé il y a quatre ans déjà. Nous n’avons jamais aussi bien communiqué : là où avant nous aurions passé deux heures à bouder et essayer d’avoir raison, nous désamorçons désormais les conflits en deux phrases. Non seulement ce qui aurait pu dégénérer en conflit est réglé en deux minutes, mais en plus nous nous surprenons tellement nous mêmes que les journées qui s’en suivent sont écoeurantes tant elle débordent d’amour. Je ne savais pas qu’une telle harmonie pouvait exister (et d’ailleurs, tou.te.s nos ami.e.s, de leurs propres dires, nous envient).

La bienveillance avec Crapouillou

J’ai envie de consacrer un article entier (ou même peut être deux) sur la fragile confiance en elle d’une jeune maman et l’impact néfaste d’un entourage veo qui pense donner de bons conseils au lieu de soutenir la maman dans ses choix. Heureusement, tout est revenu à la normale. Et aujourd’hui nous suivons une formation Faber et Mazlisch (oui, oui : « nous » comme dans JeunePapaEpanoui et moi)

Ô Toulouse

J’ai testé plein de choses, j’ai envie de vous parler de mes découvertes, de ce qui fait que j’aime cette ville qui m’a permis de rencontrer le grand amour et l’a vu s’épanouir. Cette ville qui vit tellement fort, cette ville qui veut faire bouger les choses…

Le blogging et nous

J’espère pouvoir reprendre régulièrement, vous m’avez trop manqué!
Et JeunePapaEpanoui s’y met aussi! Bon, pas DU TOUT sur la parentalité, mais je vous en reparlerai peut être le moment venu 🙂

Je vais donc essayer de reprendre le rythme petit à petit, de m’y remettre doucement, d’aller me mettre à jour chez les copines et de trouver à nouveau le temps d’écrire (si je prends le métro plus souvent, on devrait peut être s’en sortir 😛 )

Maman doute de tout

Je n’ai pas le temps de bloguer. Ou plutôt je ne le prends pas. Tellement de choses se passent en ce moment. J’ai tellement la rage de vivre que je me noie dans le travail, dans les projets, dans les sorties, dans les évènements qui me tiennent à coeur.
Cette fureur de vivre et de profiter de chaque instant est incompatible avec moi assises au pc en train de bloguer.
Mais je sais qu’il faut que je me calme, que je prenne le temps de respirer, de me poser, de me pauser. Alors je reprends mon clavier, et je reviens.

Crapouillou joue sur son tapis. Il rampe bien maintenant, il faut que je le surveille assidument, faut de quoi je le retrouve dans la cuisine en train de mordre à pleines gencives mes chaussons (true story!). Toujours allaité, mon petit bébé grandit et s’épanouit.

Souvent je doute de mes compétences de maman.

Est-ce que je m’occupe assez de lui ?
Est-ce que je ne m’occupe pas trop de lui ?
Est-ce que l’eau du bien est assez chaude ?
Est-ce qu’elle n’est pas trop froide ?
Est-ce qu’il voit assez de monde ?
Est-ce qu’il ne voit pas trop de monde ?
Est-ce que je ne le couve pas trop ?
Est-ce que je le protège suffisamment ?
Est-ce qu’il est heureux ?

La moindre réflexion, aussi bienveillante soit-elle, m’ébranle. Je fais mine d’être sûre de moi, mais intérieurement c’est le chaos. Et tous les jours, je remets de l’ordre dans ce chaos de maman-qui-pense-trop. Et tous les soirs je m’interroge sur la journée qu’a passé mon Crapouillou.

Et puis, viennent ce petits moments de plénitude, ces petits riens qui réchauffent le coeur d’une maman qui doute. Ces petites pauses hors de temps que je souhaite à chaque maman de ressentir.

Crapouillou rampe.
Crapouille bafouille des syllabes.
Crapouillou mange avec appétit.
Crapouillou rit aux éclats au jeu du coucou-caché.
Crapouillou découvre la musique.
Crapouillou éclabousse tout lors du bain.
Crapouillou câline en tétant.
Crapouillou s’endort paisiblement.

Bref, Crapouillou à lui tout seul soulève la montagne de doutes d’une maman-qui-pense-trop ❤