Une revolution dans mon organisation : le bullet journal

Plantons le décor : je suis une désorganisée chronique qui, arrivée à la vie d’adulte, s’épanouissait dans le bazar et l’imprevu toujours comme une enfant de cinq ans.

Seulement voilà : la vie de grande demande une certaine organisation. Un minimum syndical quand on vit seule, qui double quand on vit à deux et qui se multiplie par 10 quand on fonde une famille! J’étais bien embêtée,  moi la bordélique chronique, professionnelle du roadtrip à 1h du matin, quand il a fallu que je m’organise.

J’ai testé plein de choses :

  • le calendrier en ligne : à priori super pratique, il suffit de ne plus avoir de batterie pour ne plus pouvoir organiser ta vie! Sans parler du fait qu’il faut tout le temps se justifier quand on sort son smartphone pour ne pas passer pour la dernière des mal polies
  • Le classeur maison : là aussi, à priori c’est une bonne idée.  J’avais téléchargé le classeur 2015 de l’accro à l’organisation, pleine de bonne volonté que j’étais,  mais c’était sans compter sur JeunePapaEpanoui qui n’a pas adhéré au principe et oubliait constamment de le consulter et/ou le remplir
  • L’agenda de pro. De part mon futur ancien métier,  j’ai un agenda de compétition … que je n’ai jamais réussi à  dompter! Je m’y perdais toujours,  une vraie catastrophe!

Et un beau jour, j’ai découvert le bullet journal, bujo pour les intimes. Le concept de base est simple : un carnet basique qu’on customise selon nos envies et nos besoins. Il peut servir tout aussi bien de simple agenda que de to do listes ou encore de suivi de lectures, films, séries, projets, budget… L’idéal étant quand il réuni tout ces éléments! Ça fait maintenant 3 mois que je me suis lancée dans l’aventure bujo et je suis conquise. Comme je n’ai pas encore investi mon Leuchttrum 1917 A5, LE carnet graal pour toute personne qui pratique le bujo, je fais des tests sur mon petit Conceptum format pocket.

Venez, je vous montre !

Voici mon conceptum format pocket. Oui, la taille d’un stylo. C’est un peu (trop) petit, mais j’arrive à m’en sortir malgré tout avec une mise en page minimaliste.

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Voilà ce que j’utilise donc tous les jours. Sur la dernière image, les dessins en forme de gouttes d’eau sont là pour me rappeler qu’il faut que je m’hydrate (oui, je suis un chameau, je peux passer une journée sans boire!), je les grise à chaque fois que je bois un verre d’eau ou une infusion.

Et voici ce que j’utilise moins souvent dans mon bujo mais qui m’est quand même très utile 🙂

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Ce que j’aime, c’est que c’est customisable à souhait et qu’on peut le faire évoluer de mois en mois, changer la disposition des semaines, rajouter, enlever… Bref, je suis conquise! Vivement que j’inaugure mon Leuchttrum 1917 !

Reprendre le travail … et y trouver des bons côtés

Comme je vous le répète souvent depuis la création du blog, j’ai été contrainte de reprendre le travail là où je rêvais de congé parental pour la première année de mon Crapouillou.

Le nuage

Tous les jours au départ je me levais et agissait comme un automate : je réveillais mon Crapouillou le plus tard possible, le temps de le changer, l’habiller, le mettre dans le cosy et en voiture Simone! Je n’arrivais pas à lui sourire, à lui parler, à le cajoler. Mon coeur se serrait au moment de le mettre dans la voiture et j’avais envie de pleurer. Moins j’avais d’échange avec lui, mieux je vivais cette déchirure (enfin c’est ce que je croyais!)

Le liseret argenté

Et puis les jours ont passé et tous les soirs je me suis rendue compte que mon Crapouillou était reposé, serein et surtout heureux de me retrouver. Moi de mon côté je reprenais une vraie vie sociale, le boulot m’imposant certaines contraintes et des horaires qui me poussaient à m’organiser. J’ai réussi à sortir de cette toute puissance maternelle qui nous pousse à vouloir être omniprésente pour nos enfants. J’ai accepté que dans la vie de mon fils d’autres personnes puisse enrichir ses horizons et que ça commençait dés à présent.

L’air de rien, cette prise de conscience m’a également aidée à retrouver une vie de femme et à m’autoriser, une fois par semaine, une soirée rien que pour moi : hello again salle de sport avec les copines!

Donc au final, même si mon coeur se serre toujours un peu quand je dépose mon Crapouillou chez la nounou, je suis heureuse qu’il ait une maman active et qu’il s’ouvre à d’autres horizons et à d’autres personnes.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par accepter de ne pas être le centre du monde de son Crapouillou.