Reprendre le travail … et y trouver des bons côtés

Comme je vous le répète souvent depuis la création du blog, j’ai été contrainte de reprendre le travail là où je rêvais de congé parental pour la première année de mon Crapouillou.

Le nuage

Tous les jours au départ je me levais et agissait comme un automate : je réveillais mon Crapouillou le plus tard possible, le temps de le changer, l’habiller, le mettre dans le cosy et en voiture Simone! Je n’arrivais pas à lui sourire, à lui parler, à le cajoler. Mon coeur se serrait au moment de le mettre dans la voiture et j’avais envie de pleurer. Moins j’avais d’échange avec lui, mieux je vivais cette déchirure (enfin c’est ce que je croyais!)

Le liseret argenté

Et puis les jours ont passé et tous les soirs je me suis rendue compte que mon Crapouillou était reposé, serein et surtout heureux de me retrouver. Moi de mon côté je reprenais une vraie vie sociale, le boulot m’imposant certaines contraintes et des horaires qui me poussaient à m’organiser. J’ai réussi à sortir de cette toute puissance maternelle qui nous pousse à vouloir être omniprésente pour nos enfants. J’ai accepté que dans la vie de mon fils d’autres personnes puisse enrichir ses horizons et que ça commençait dés à présent.

L’air de rien, cette prise de conscience m’a également aidée à retrouver une vie de femme et à m’autoriser, une fois par semaine, une soirée rien que pour moi : hello again salle de sport avec les copines!

Donc au final, même si mon coeur se serre toujours un peu quand je dépose mon Crapouillou chez la nounou, je suis heureuse qu’il ait une maman active et qu’il s’ouvre à d’autres horizons et à d’autres personnes.

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par accepter de ne pas être le centre du monde de son Crapouillou.

Mon allaitement, mon choix … face aux autres

Avant la reprise du travail

Comme vous le savez, j’ai repris le travail car je n’avais pas tellement le choix. Moi qui rêvais d’un congé parental, ça devra attendre Crapouillou-bis et Crapouillou-ter (oui, nous voulons 3 enfants. Minimum).

Dés la grossesse, j’avais exprimé ma volonté d’un allaitement long. Souffrant moi même de nombreuses intolérances alimentaires, l’idée de donner à mon fils un lait dont je ne connaitrais pas la moitié des composants m’était (et m’est toujours) impensable! Seulement voilà, à la question (débile) :

Tu vas le nourrir ?

(Sérieusement ? Tu vas le « nourrir »? Parce qu’une maman qui n’allaite pas laisse crever son petit peut être? Passons) Je répondais avec joie que c’était bien mon intention, qu’on n’avait même pas acheté de biberons!

Mais je crois que les gens sûrs de leurs choix ça dérange un peu de nos jours, car systématiquement on m’a répondu :

Tu devrais au moins en avoir un, au cas où tu n’aurais pas assez de lait.

Au cas où tu n’aurais pas la montée de lait assez vite.
Au cas où ton lait de serait pas suffisamment nourrissant.
Au cas où il tèterait trop souvent.
Au cas où il ne saurait pas prendre le sein.
Au cas où le père serait jaloux (wtf!?)
Au cas où tu changerais d’avis.
Au cas où ça te dégouterait finalement.
Au cas où tu aurais une césarienne.
Au cas où…

Bref, pour répondre à tout ça, j’étais bien contente d’avoir lu THE livre sur l’allaitement, parce que j’aurais été découragée avant même d’avoir commencée.

La reprise du travail

Crapouillou né, 5 minutes de vie et déjà au sein. Il avait bien compris la mécanique. La montée de lait arrive en 24 heures, j’allaite à la demande. Zéro soucis pour lui. Zéro soucis pour moi. Une harmonie  règne chez la famille Crapouillou.

Puis arrive la recherche de nounou en vue de la reprise du travail. Je pleure, je désespère, j’en veux à la terre entière et je finis par trouver une nounou à côté de mon boulot qui, en 16 ans de métier, n’a jamais gardé de bébé encore allaité et qui me demande si je l’aurais sevré quand je reprendrai.
Je lui explique que non, que je lui donnerai mon lait pour les biberons, et je lui demande même si, lors de mes grosses journées continue, je pourrai venir l’allaiter une ou deux fois dans la journée ?

NB : oui les mamans, c’est dans les textes de loi : vous avez droit à 1h (généralement coupée en deux demi-heures) pour l’allaitement (généralement pour tirer votre lait si vous n’avez pas la nounou à proximité)

Surprise, elle accepte, elle qui a eu 3 enfants et qui n’a jamais allaité se retrouve, du haut de sa cinquantaine, intriguée par mon allaitement. Et je dois dire que, même si elle n’est pas parfaite, je converse beaucoup avec elle et elle découvre l’allaitement avec moi.

Mais bon, ce côté mammifère, ça la dérange un peu quand même et au retour des vacances j’ai droit à des

Ah mais il est toujours allaité !?

Elle me fera quelques réflexions sur le fait que c’est long quand même, que c’est surprenant… Elle ira même jusqu’à me demander jusqu’à quel âge je vais l’allaiter.

Je pense que le jour où il aura sa thèse d’astrophysique j’arrêterais.

Un peu d’humour pour mettre fin aux remarques qui commençaient à m’agacer profondément.

6 mois plus tard

Toujours allaité. Toujours heureux. Lui. Moi. PapaCrapouille.
Les remarques de tous bords ont cessé. Et nous avons commencé en douceur la diversification de Crapouillou (mais ça, je vous en parle vendredi!)

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!) ça passe aussi par un allaitement harmonieux et un entourage recadré!

Je suis une jeune maman épanouie … ou presque! #07

Deux semaines plus tôt dans mon billet du dimanche, je partageai mes astuces pour rebooster la lactation et la semaine dernière je vous faisais un compte rendu de lecture sur LE livre sur l’allaitement qui, l’air de rien, m’a vraiment aidé dans ma désorganisation chronique. Ces articles ayant rencontré un franc succès, j’ai décidé de consacrer une semaine entière aux seins à l’allaitement!

Parce que oui, une des grandes questions que l’on se pose quand on est enceinte : sein ou biberon ? Et à ce sujet, il y a deux écoles : les pro-allaitement et les pro-biberon ? Non. Je dirais plutôt : les choix faits en pleine conscience et les faux choix (ou choix subis).
Effectivement, nous vivons dans une société qui adore malmener l’image de la femme pour en faire un objet sexuel : entre la norme du glabre, le tabou du vieillissement, hygiène qui frôle l’aseptisation, honte des fonctions naturelles du corps (non, non, avoir ses règles ce n’est pas sale!) la Femme est malmenée et remise en question dans en permanence.
Dans ce contexte de société fortement marquée par le patriarcat de nos jours encore, les femmes dans leur maternité n’échappent pas à toute cette pression intériorisée (ça fait tellement longtemps qu’on en bouffe de la Barbie qu’on ne s’en rend même plus compte!).

Du coup pour certaines femmes l’allaitement est vécu comme quelque chose de trop bestial et qui entache leur féminité, donc même si elles souhaiteraient allaiter, cette pression sociale les en dissuadent. Quant à celles qui essaient, avec toutes les conneries remarques qu’elles entendent, et le peu de soutien manque de formation du corps médical, elles arrêtent bien vite (on ne le dira jamais assez : une maman a suffisamment de lait et il est suffisamment nutritif pour son bébé dans  99% des cas ET un allaitement bien mis en place et bien mené n’est pas douloureux).

Vous l’aurez compris, j’ai un avis très tranché sur la question. Pour autant, je ne juge pas les mamans qui prennent la décision de ne pas allaiter, je les comprends car allaiter de nos jours s’approche parfois d’une véritable revendication!

Cette semaine donc, je ne refais pas le débat, je partage simplement avec vous le cheminement qui m’a conduit à l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois et à un allaitement long et je vous parle de cet allaitement dans tous les aspects de ma vie.

Mardi dans Maman travaille je vous dis comment je concilie travail et allaitement mais également comment j’ai fait fi de toutes les remarques peu encourageantes.

Mercredi dans Maman est amoureuse je partage toujours un peu notre intimité : PapaCrapouille, mes seins et moi!

Jeudi dans Maman est belle je vous parlerai de «  »l’entretien » » (vous verrez pourquoi les doubles guillemets jeudi ;)) de ma poitrine et j’en profite pour pousser un petit coup de gueule (voire deux!)

Vendredi dans Maman fait … je vous parle de l’allaitement et du tout début de la diversification.

Samedi retrouvez mon post 53 billets en 2015

Excellente semaine à tou-te-s !

 

Je me suis laissée bouffer

Bon voilà, en fin d’année j’écrivais un article sur le fait que j’essaierai de ne pas me laisser bouffer par le boulot.

J’ai tenu bon quoi ? 10 jours ? 15 jours maximum ? Et après le boulot s’est rattrapé et m’a avalée toute crue! Je n’ai pas fait faire d’heures supplémentaires à la nounou, mais je me suis épuisée. Je ne voulais pas que mon fils ait moins de temps que prévu avec sa mère à cause du travail, donc en journée j’ai doublé (voire triplé) ma productivité pour pouvoir partir à l’heure sans que ça me soit reproché.

Et ça a bien marché je dois l’avouer : non seulement on ne m’a rien reproché, mais on m’a en plus félicitée d’être aussi compétente en retour de congé maternité. On m’a même laissé comprendre qu’il se pourrait que je sois embauchée à durée indéterminée durant 2015.

Toujours le même temps passé avec mon Crapouillou, une embauche durable à la clé… Que du bon ?

© Jeune maman épanouie … ou presque!

© Jeune maman épanouie … ou presque!

Et bien non.

J’étais vraiment fatiguée, ça a mis en péril ma lactation et j’ai eu beaucoup de mal à maintenir une vie sociale digne de ce nom et à préparer les fêtes de fin d’année. J’ai du délaisser ce blog. Et je me couchais en même temps que mon fils (oui oui, à 19h30 au lit!). Papa Crapouille m’a réellement soutenue dans cette fin d’année et je crois même qu’il a apprécié que Crapouillou et moi nous couchions si tôt en fin de compte, comme ça il a pu avoir un peu de temps pour lui (qu’il n’avait pas encore eu depuis que Crapouillou est né, contrairement à moi qui avait réussi pendant mon congé maternité à me prendre quelques demi-journées rien que pour moi)

Qui dit nouvelle année, dit nouveau départ. L’enjeu d’une embauche durable ayant été évoquée, j’ai pris la décision de maintenir un travail soutenu à quelques conditions :
– ne pas rentrée épuisée à la maison : bien que Papa Crapouille ait apprécié ces quelques semaines où il pouvait cultiver son jardin secret le soir, nous étions contents quand ça s’est calmé
– ne pas faire en mi-temps ce qu’on demande à un temps plein : oui je sais, c’est eu peu bête, mais si j’abats le travail des collègues à temps plein en étant en mi-temps ça va tous nous pénaliser en fin de compte, donc je lève le pied!
– laisser le boulot au bureau : ça j’ai vraiment du mal! Je ramène beaucoup de travail à la maison et ça me prend pas mal de temps sur nos week-ends. Il faut vraiment que j’arrive à me discipliner et à ne travailler qu’au bureau
– travailler en équipe : je ne suis pas quelqu’un qui travaille beaucoup collectivement, j’ai toujours eu du mal avec la critique constructive que j’ai longtemps vécu comme une critique tout court, mais cette année, non seulement je l’accepte mais je vais la chercher! Or de question de perdre du temps en voulant me débrouiller seule alors qu’un-e collègue peut m’aider à résoudre mon soucis en 5 minutes.

Souhaitez moi bonne chance!

On fait le bilan de ces résolutions dans quelques mois ? 😉

Parce qu’être une jeune maman épanouie (ou presque!), c’est pouvoir jongler entre travail et vie de famille!